Tant que l’on est en bonne santé, on ne se préoccupe guère de cette merveilleuse machine qu’est notre corps. C’est hélas lorsqu’elle se dérègle qu’on en réalise toute la valeur. C’est bien souvent à ce moment qu’on prête attention à l’importance de bien s’alimenter, de faire de l’exercice, de se reposer et de savoir se relaxer.
Parfois le dérèglement de notre santé peut être l’occasion d’une remise en question de notre manière de vivre et c’est ainsi que s’amorce une quête de connaissance de soi et un certain éveil de conscience.
Un cancer ne se déclare pas par hasard
Jean-Luc en est un bon exemple. Jusqu’à l’âge de 52 ans, il ne s’était jamais préoccupé de santé, ni physique, ni mentale, ni émotionnelle et encore moins spirituelle. Son intérêt était bien plus axé sur sa réussite professionnelle, jusqu’au jour où on lui apprit, suite à des examens, qu’il souffrait d’un cancer de l’œsophage. Dans un premier temps, il accepta les médicaments et traitements que lui proposa son médecin.
Après des mois de ce régime, sa situation semblait s’améliorer quand une radiographie de ses poumons révéla un début de cancer au lobe supérieur gauche !
Jean-Luc craignit que ce soit le début de la fin pour lui. Cette fois, il était prêt à écouter sa femme qui lui répétait que sa maladie risquait de poursuivre ses ravages et qu’il n’y remédierait pas tant qu’il n’en chercherait pas la cause, laquelle avait de bonnes chances d’être de nature émotionnelle.
Ce fut pour Jean-Luc l’occasion de prendre conscience comment, depuis des années, il avait mis un couvercle sur ses émotions. Ce qu’il avait ravalé de colère et de chagrin, c’était son corps à présent qui l’exprimait par ce cancer de l’œsophage.
Quand à la radiographie de ses poumons, elle révélait combien après la découverte de ce premier cancer, il avait eu peur de mourir.
Écouter les messages de son corps
En vol vers l’Italie, j’étais assise à côté d’une jeune femme qui se mouchait sans arrêt. Elle me dit qu’elle avait débuté un rhume pendant le trajet la menant à l’aéroport. Sentant chez elle une certaine ouverture, je lui partageai qu’un rhume est souvent relié à un grand besoin de repos ou à un état confusionnel. Etonnée, elle me dit que c’était justement ce qu’elle vivait au moment de son départ. Elle venait de rompre une relation de couple de plusieurs années pour aller rejoindre l’amant qu’elle avait connu quelque temps auparavant. Cependant, elle ne savait plus si elle avait fait un bon choix.
Etre à l’écoute de ces messages qui affectent notre santé, c’est faire des pas sur la voie de l’éveil de notre conscience.
Pour la plupart d’entre nous, nous avons bien plus appris à faire taire ces messages ou ces signaux, en avalant un ou des médicaments pour faire cesser la douleur, qu’à chercher à en comprendre l’origine.
Cependant, faire disparaître ces signaux sans en chercher l’information correspondante revient à faire taire l’alarme d’un détecteur de fumée qui a décelé la présence d’un foyer d’incendie. Faire fi de cette alarme, c’est risquer de se retrouver au cœur d’un brasier.
Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il faille refuser le médicament qui pourrait nous soulager. Cela suppose de ne pas rechercher uniquement l’effacement de la douleur ou la disparition des symptômes, mais également l’élément qui a pu leur donner naissance.
Un de mes lecteurs m’écrivit afin que je l’aide à comprendre la cause de son cancer. Il me raconta brièvement son histoire.
Il avait obtenu un poste très important à Madagascar. Sa femme l’avait encouragé à accepter cette promotion. Toute la petite famille était partie pour ce qui devait être une belle aventure de quelques années.
Or, voilà qu’après seulement quelques mois dans ce nouveau pays, il eut un accident à l’œil droit qui lui valut trois interventions chirurgicales afin de tenter de lui recoller la rétine.
James avait mis cela sur le compte d’une malchance et avait poursuivi ses activités à Madagascar. Au moment où il m’écrivit, il avait rencontré son médecin la semaine précédente pour une visite de contrôle car il sentait une petite masse sur la partie gauche de son abdomen. Après lui avoir fait passer une batterie de tests, on découvrit qu’il s’agissait en fait d’une tumeur maligne logée entre sa hanche gauche et son intestin. Cette nouvelle inattendue les laissa, lui et sa femme, en état de choc.
Il m’écrivait qu’il avait l’intention de continuer à vivre, ainsi, il était prêt à se battre pour retrouver la santé. Il me demandait comment il pouvait utiliser au mieux son mental pour y arriver. Je lui répondis qu’il avait le choix entre voir cette situation comme une lutte à mener ou la voir plutôt comme une occasion de progresser sur la voie de son évolution. Je l’invitai également à reconstituer l’histoire des différents événements qui auraient pu lui faire vivre des émotions avant son départ pour Madagascar et pendant son séjour là-bas.
Il me répondit qu’avant son départ, pendant une discussion avec deux directeurs de la firme pour laquelle il travaillait, il ne s’était pas senti apprécié à sa juste valeur. De plus, au cours de la formation offerte aux participants de ce projet de développement à Madagascar, il s’était senti inférieur aux autres membres qui, eux, avaient déjà occupé des postes de responsabilité à l’étranger alors que lui, c’était sa première expérience. Ensuite, en poste à Madagascar, il avait l’impression de ne pas être suffisamment compétent, bien que les premiers mois se soient bien déroulés. De plus, si sa femme et sa fille s’étaient bien adaptées à cette nouvelle vie, ce n’était pas le cas de son fils qui souffrait de l’éloignement et ne cessait de lui demander quand ils allaient repartir.
La cause peut parfoisrelever d’une histoire ancienne. Elle peut être en lien avec des sentiments qui nous habitent depuis notre plus tendre enfance et dont nous ne sommes pas conscients.
L’histoire de la tumeur maligne de James avait des résonances avec son enfance. Son père était un homme très exigeant. James avait le sentiment qu’il n’arriverait jamais à être à la hauteur de ses attentes. Il aurait tellement voulu que son père soit fier de lui, ne serait-ce que pour avoir le sentiment d’exister pour lui !
Devenu adulte, James faisait tout pour plaire à ses patrons, à sa femme, à ses enfants, et ce dans le but d’être reconnu et apprécié. Lui, cependant ne s’est jamais reconnu à sa juste valeur, d’où ce sentiment de dévalorisation et cette crainte permanente de ne pas être suffisamment compétent bien qu’il occupe une fonction très respectable et même enviable.
L’accident à son œil était l’occasion de se demander : « Qu’est ce que je ne veux pas voir ? ». Ce qu’il ne se demanda pas… Il ne voyait pas dans quelle impasse le menait ce besoin de plaire à tout le monde.
En acceptant ce poste à Madagascar, il avait voulu démontrer ses capacités à ses patrons et se prouver à lui-même qu’il avait de la valeur mais en même temps, il vivait continuellement avec la peur au ventre de ne pas être à la hauteur de ce qu’on attendait de lui. De plus, il ne pouvait plus supporter de voir son fils malheureux à cause de son choix.
Il est intéressant de constater que sa tumeur affectait l’os de sa hanche gauche et les muscles de sa paroi abdominale. Les os représentent les structures, (comment on se tient dans la vie) ainsi que l’autorité (son père), les hanches représentent la détermination à aller de l’avant, les muscles de la paroi abdominale représentent notre émotivité puisque cette zone correspond au centre des émotions.
James pouvait s’interroger à savoir si son accident à l’œil pouvait être en lien avec sa culpabilité de voir son fils malheureux, à cause de son choix et sa tumeur abdominale pouvait-elle être en lin avec son sentiment de dévalorisation et sa peur de ne pas être à la hauteur des attentes de ses patrons.
N’était-il pas temps pour James de prendre conscience comment cette attitude de « vouloir plaire à tout le monde » le gardait continuellement dans la peur et la culpabilité ?
En en prenant conscience et en transformant cette attitude, cela lui permettait non seulement d’évoluer vers la guérison mais en plus à se libérer de ce qui était une entrave à son évolution.
Nous pouvons, tout comme James, nous servir de nos affections comme une occasion de nous éveiller. Ainsi, écouter notre corps peut nous aider à atteindre une véritable guérison, en plus de nous permettre d’avancer sur la voie de notre évolution !
Mais comment écouter ces messages de notre corps ?
On pourra, dans un premier temps, se demander dans à quoi sert cette partie de notre corps.
Les yeux ne servent-ils pas à voir, les oreilles à entendre, la bouche à se nourrir et s’exprimer par la parole et par les baisers, le nez à respirer et à humer les odeurs ?
Aussi lorsqu’un problème affecte un organe comme les oreilles, nous pouvons en déduire qu’il peut y avoir un problème lié à la fonction d’audition.
Toutefois un problème d’otite, d’otalgie, d’acouphène, de maladie de Ménière, ou d’eczéma dans l’oreille ont tous en commun une problématique concernant la capacité d’entendre ou d’écouter.
Alors, comment distinguer le message de l’un et de l’autre ?
Cette fois il faudra tenir compte de la manifestation. Qu’est-ce qu’une otite voudrait donc exprimer ? Serait-ce de la colère dans ce que j’ai entendu ou dans ce que j’entends ?
L’otalgie qui est de la douleur à l’oreille exprimerait-elle : « cela me fait mal d’entendre ces mots » ou encore « j’ai peur de ce que je pourrais entendre » ?
L’acouphène qui se manifeste par des bruits intérieurs entendus uniquement par la personne qui en souffre chercherait-il à dire « pourquoi ne veux-tu pas écouter ce qui se passe en toi, ce qui te fait souffrir ou ce à quoi tu aspires le plus ? Par exemple, peut-être voudrais-tu tellement t’arrêter mais tu ne vois pas de solution, alors tu te fais violence pour continuer ? »
La maladie de Ménière se manifeste non seulement par des bruits intérieurs, mais également par des vertiges et une baisse d’audition pouvant conduire à la surdité.
Lorsqu’il y a réunion de différentes manifestations, il faut apprendre à décoder le message de chacune d’elle pour comprendre le message global.
Les bruits intérieurs sont un appel à écouter ce qui se passe en nous, ce que nous vivons qui nous fait souffrir.
Les vertiges expriment « j’ai perdu mes repères, je ne sais plus où j’en suis, ni où je vais, je ne gère plus ma vie en ce moment ».
La baisse d’audition menant à la surdité peut signifier « j’en ai assez d’entendre tout le monde me dire ce que je devrais faire, je me ferme, je ne veux plus vous entendre ».
Le message général pourrait être : « quels étaient tes repères ? Trouve-toi de nouveaux repères qui correspondent à ce que tu veux vraiment et fait confiance à la vie ! ».
L’eczéma dans les oreilles va concerner deux organes, soit les oreilles qui représentent notre capacité d’entendre, comme nous venons de le voir, mais aussi la peau, puisque l’eczéma est une affection qui touche la peau.
En tant qu’organe du toucher, la peau représente les contacts. Ainsi les problèmes de peau seront liés à une question concernant nos contacts avec les autres ou la perte de ces contacts.
L’eczéma, lui, concerne cette perte de contact. Néanmoins, un eczéma aux mains et un eczéma dans les oreilles n’exprimeront pas le même message pour la bonne raison que les mains n’ont pas la même fonction que les oreilles.
Un eczéma dans l’oreille pourrait-il traduire un chagrin de ne plus entendre la personne qu’on aimait ? Nous avons ici la perte de contact qui touche la fonction d’entendre.
L’eczéma aux mains pourra traduire « je ne fais pas ce que j’ai envie de faire », puisque, d’une part, les mains servent à exécuter et d’autre part, l’eczéma nous dit qu’il y a perte de contact. Cette perte de contact peut être avec soi-même comme dans le cas présent.
Un eczéma au visage en est un bon exemple, puisqu’il peut exprimer « je ne peux pas être moi-même ! » ou encore « pour vous plaire, je dois renoncer à être à qui je suis ! »
Fascinant ce langage du corps ! Ce n’est pourtant pas celui qu’on m’avait enseigné dans mes cours d’anatomie. Ce n’est pas non plus celui qu’on enseigne aux infirmières et aux médecins mais c’est celui qu’il nous faudra apprendre si nous voulons conserver notre état de santé.
Ce langage, je l’ai découvert en me mettant à l’écoute de mon corps et de ses maux ainsi que les maux de mes participants. C’est celui que j’enseigne à présent aux thérapeutes, infirmières et médecins par des cours de formation en Métamédecine.
Mais pour la personne qui veut simplement savoir ce que son corps cherche à lui dire, elle trouvera dans mon livre « Métamédecine- la guérison à votre portée » la ou les bonnes questions à se poser.
Claudia Rainville.
Fondatrice au Québec de l'approche en métamédecine et des Editions FRJ, psychothérapeute, conférencièreinternationale et auteure de nombreux livres.
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Pour en connaître davantage sur les causes métaphysiques des malaises et maladies, lire « Métamédecine, la guérison à votre portée », (nouvelle version), de Claudia Rainville, aux Editions FRJ, distribué par DG Diffusion ou visiter le site www.metamedecine.com.