Par Lise Bourbeau
Cette question, très courante de nos jours, est due au nombre croissant de personnes ayant de plus en plus de peurs.
La peur est un sentiment qui accompagne la prise de conscience d’un danger ou d’une menace. Grâce à ce sentiment, le cerveau réagit instantanément en donnant les commandes nécessaires au corps physique afin que ce dernier soit en mesure de faire face à la situation qui représente un danger, une menace. Le cerveau envoie d’abord un message aux glandes surrénales. Celles-ci produisent immédiatement l’adrénaline, qui a pour rôle de libérer la réserve de glucose du corps permettant à celui-ci de réagir adéquatement. Il en résulte une plus grande force physique pour se défendre, un cerveau plus alerte pour prendre une décision rapidement, etc. Ce surplus d'énergie peut même éviter certains de mourir d'une crise cardiaque.
Il existe deux sortes de peurs : les peurs réelles et les peurs irréelles.
Voici quelques exemples de peurs réelles :
Il est naturel et utile d’avoir peur lorsqu’on est face à une situation dangereuse. Cela permet de réagir adéquatement, d’avoir la force nécessaire et des réflexes assez rapides pour se protéger.
La plupart des peurs vécues par les êtres humains sont malheureusement des peurs irréelles. Elles ne présentent aucun danger réel. Elles proviennent plutôt de l’imagination humaine, mal utilisée.
Le cerveau ne peut faire la différence entre une peur réelle et une peur irréelle. Dans l’un ou l’autre des cas, il réagit de la façon décrite ci-dessus. Dans le cas d’une peur irréelle, étant donné qu’il n’y a pas de danger véritable, l’adrénaline n’est pas utilisée par le corps et devient en quelque sorte un poison pour celui-ci, car elle se répand dans le corps, n'étant pas consommée par un effort physique. Quant aux glandes surrénales, plus elles sont exploitées à des fins inutiles, plus elles se fatiguent, s’usent et répondent éventuellement moins bien lors d’un danger réel. Le corps n’a alors plus le glucose – ou l’énergie – nécessaire pour répondre adéquatement au danger. C’est ainsi qu’une personne en arrive à paniquer, à devenir impuissante devant une situation dangereuse ou menaçante.
L’imagination chez l’être humain devrait être utilisée pour le faire se sentir bien, et non pour le faire se sentir mal en se créant toutes sortes de peurs non fondées. Comment en arrive-t-on à développer ces peurs? L’imagination fait partie du mental et est directement influencée par nos croyances mentales. Les croyances mentales sont formées pour la plupart pendant notre enfance suite à des expériences douloureuses. Ces expériences peuvent avoir été vécues, observées ou apprises. Dans tous les cas, nous avons associé ces expériences à la douleur et avons développé la peur qu’elles se produisent à nouveau.
Voici quelques exemples de peurs irréelles au niveau physique, émotionnel et mental, qui ne représentent aucun danger réel et qui ont toutes été créées par l’imagination.
Peurs irréelles au niveau physique :
Peurs irréelles au niveau émotionnel et mental :
Il est important de vous souvenir que chaque fois que nous laissons une peur prendre le dessus, c’est comme si nous nourrissions la croyance derrière cette peur. C’est ainsi qu’elle devient de plus en plus grande, que la peur de souffrir et d’être blessé devient plus présente et se ressent plus fortement. Elle peut même aller jusqu’à devenir obsessive et se transformer en ce qu’on appelle une phobie. Une phobie se nourrit de l’énergie de la personne, ce qui explique le manque d’énergie observé chez les personnes qui en souffrent.
Lorsque vos peurs prennent le dessus sur vous et que vous vous laissez envahir, vous n’êtes plus le maître de votre vie. En voici quelques exemples, car la liste est longue. Cela vous arrive lorsque… :
Les peurs ont tout de même un côté positif. Elles peuvent vous aider à devenir conscient de désirs que vous ne vous permettez pas de reconnaître par peur d’une conséquence désagréable et difficile à gérer. Derrière chaque peur se cache un désir non manifesté. La façon la plus intelligente de réagir à une peur est de l’utiliser pour devenir conscient de ce désir que vous avez bloqué en vous.
« Qu’est-ce que cette peur m’empêche d’avoir et de faire; ou comment m'empêche-t-elle d’être? »
« Que pourrait-il m’arriver de désagréable si je me permettais de… »
« Ce à quoi je crois est-il fondé? Est-ce vrai? »