Allergie que cherches-tu à me dire ?

Qu’est-ce qu’une allergie ?

Du point de vue de la médecine allopathique (médecine classique), une allergie se veut une réaction anormale (pathologique) et spécifique de l’organisme lorsqu’il entre en contact avec une substance étrangère (allergène) qui n’entraîne pas de trouble chez une personne non allergique. On parle aussi d’hypersensibilité. Il existe différents types d’hypersensibilité.

Du point de vue de la Métamédecine pour comprendre les causes des allergies, il faut avoir quelques notions du fonctionnement de notre cerveau.

Toutes les informations qui parviennent à notre cerveau arrivent soit par l’un de nos sens (le goût, l’odorat, l’ouïe, la vue ou le toucher) ou encore par nos pensées ou notre imagination.

Toute nouvelle information est d’abord confrontée entre les deux hémisphères cérébraux. Dans sa vision globale par l’hémisphère droit et dans sa vision analytique par l’hémisphère gauche. Il y a échange de ces informations grâce au corps calleux. De cet échange d’informations entre les deux hémisphères résultera une conclusion qui à son tour donnera naissance à une équation.

Toute conclusion jugée agréable ou désagréable sera par la suite mise en mémoire au niveau de notre cerveau limbique.

Les conclusions agréables seront classées comme pouvant être renouvelées, alors que les conclusions désagréables, elles, seront classées comme devant être évitées.

Ainsi je peux avoir une réaction à la fumée de cigarette et penser « Je suis allergique à la fumée de cigarette. » Je peux éviter d’être soumis à la fumée de cigarette pour éviter une réaction biologique de mon corps. Mais le jour où je ne pourrai l’éviter, je risque d’avoir une forte réaction.

Je peux dès lors me demander à quoi me fait penser la fumée de cigarette.

Car parfois ce à quoi l’on croit être allergique n’est qu’un élément qui réveille quelque chose que l’on n’accepte pas ou que l’on rejette.

Par le passé, la fumée de cigarette m’incommodait grandement jusqu’à ce que je comprenne ce que cela éveillait en moi. Pour moi, la fumée de cigarette me rappelait la pollution, et ce n’était pas tant la fumée de cigarette que je rejetais mais la pollution de l’air, de l’eau, ou de mon environnement.

Depuis que j’ai fait le lien, je n’apprécie pas davantage la pollution, mais je ne suis plus en réaction. A présent je peux supporter qu’une personne fume à côté de moi, ce que je n’aurais pu supporter par le passé.

Une lectrice m’écrivit un jour pour me faire part de la façon dont elle s’était libérée d’une allergie aux yeux qu’aucun médicament n’avait réussi à enrayer. En utilisant les clés de la Métamédecine, elle s’est demandée s’il y avait quelque chose qu’elle voyait ou qu’elle n’acceptait pas.

Elle prit alors conscience qu’elle se laissait déranger par les bouts de bois que son mari avait laissés sur la pelouse de leur jardin après un bricolage. Elle en discuta avec lui et il lui dit : « Si ce sont mes bouts de bois qui te dérangent, je vais les ranger. » Une fois fait, son allergie aux yeux disparut complètement.

Une coiffeuse me partageait qu’elle souffrait du rhume des foins chaque fois que revenait la période estivale. Ayant grandi à la campagne, elle n’arrivait pas à comprendre comment en vivant à présent en plein cœur d’une ville, elle pouvait être affligée depuis quelques années par une telle allergie. En discutant avec elle, je découvris ce qu’elle n’acceptait pas. Elle travaillait dans un salon de coiffure situé dans un centre commercial éclairé par des néons. Quand l’été revenait, elle aurait tant voulu profiter du beau temps plutôt que de travailler de longues journées sans voir le soleil.

Une coloriste elle, souffrait d’eczéma aux mains. Elle attribuait la cause à une allergie aux produits qu’elle utilisait pour les colorations. Lorsque je lui demandai ce qu’elle ferait si elle gagnait 100 000 euros à la loterie, sans hésitation, elle me répondit: « Je changerais d’emploi ! » Son eczéma aux mains n’exprimait-il pas « Je ne fais pas ce que j’aurais envie de faire » ? Ce qui est intéressant c’est qu’en Métamédecine les mains représentent le travail ou notre activité, car les mains servent à exécuter des ordres et l’eczéma concerne souvent des émotions liées à la notion de séparation. On peut se sentir séparer de ce que l’on souhaiterait faire.

Son allergie aux produits de colorations n’exprimait-elle pas une aversion à un travail qu’elle n’aimait plus ?

Lors d’une conférence, une participante avait amené son fils de 10 ans qui était affecté depuis près de trois ans du rhume des foins. Elle l’envoya me demander ce qui pouvait bien en être la cause. Je demandai au petit garçon à quel moment cela survenait pour lui. Il me répondit vers la mi-juin. Qu’y avait-il donc pour lui de spécial à cette période ? Me rappelant que cela correspondait avec la fin de la période scolaire, je lui ai demandé si la fin des classes le rendait triste. Il me répondit que oui car il fréquentait un collège où venaient des enfants de diverses régions. Pour lui, cela correspondait à une séparation d’avec ses copains et il ne savait jamais lesquels reviendraient en septembre.

Ma mère nous disait être allergique à tous les médicaments. En utilisant ce raisonnement, je me demandai quelle pouvait bien être l’équation qui aurait pu expliquer les allergies de ma mère ? Je ne pouvais hélas la vérifier avec elle, puisqu’elle était décédée. En y repensant, je me suis rappelée que ma mère avait été hospitalisée pour une poliomyélite alors qu’elle était enfant. Je suis persuadée qu’elle conservait un souvenir désagréable de cette période et que pour elle, médicaments égalait hôpital.

Par la suite, j’ai vérifié cette équation avec d’autres personnes qui me disaient être allergiques à la pénicilline ou aux médicaments. Toutes avaient un souvenir désagréable en lien avec un médecin ou par rapport à un séjour à l’hôpital.

Que devons-nous alors penser des allergènes ?

En médecine classique, un allergène est défini comme étant une substance de nature protéique appartenant à l’environnement qui a la propriété de provoquer chez la personne qui lui est sensible une sécrétion d’histamine. C’est ce qui explique que face à un phénomène allergique, un médecin prescrira à son patient une ordonnance d’antihistaminique.

D’un point de vue métaphysique en Métamédecine, le phénomène allergique n’est que le rappel d’un souvenir logé au niveau de la mémoire émotionnelle située dans la zone limbique de notre cerveau, appelée aussi système limbique.

Un homme était persuadé d’être allergique au lilas. Selon lui, les lilas contenaient une substance allergène pour lui. Le simple fait d’être près d’un lilas ou de respirer l’odeur des lilas suffisait pour que son corps se couvre d’urticaire et qu’il éprouve de grandes difficultés à respirer.

Un jour, il fut invité à dîner chez des amis. En entrant dans l’appartement il vit un bouquet de lilas posé sur une table du salon. Dès qu’il aperçut le bouquet, il se sentit mal, et recommanda à son amie de bien vouloir jeter ces lilas aux ordures. Son amie retira rapidement le bouquet de lilas, pour lui permettre de reprendre son souffle. Il lui expliqua qu’il était allergique aux lilas. Étonnée, elle lui dit que les lilas qu’il avait vus en entrant étaient en soie. Ces fleurs ne pouvaient pas contenir d’allergènes ! Pourtant il avait eu exactement les mêmes réactions que si elles avaient été naturelles, soit une sensation d’étouffement, et une production d’histamine qui lui procura des démangeaisons.

Comment expliquer ces réactions biologiques ? Au moment où cet homme a vu les fleurs, son cerveau limbique qui avait en mémoire un événement désagréable a commandé à l’hypothalamus une série de réactions en vue de lui éviter de revivre cette situation.

Nous connaissons tous l’expression « Chat échaudé craint l’eau froide » Pourquoi le chat craint-il l’eau froide ? En vérité le chat qui reçoit quelques gouttelettes d’eau ignore si elle est chaude ou froide, mais sa mémoire émotionnelle a l’équation eau égale danger. Aussi le chat va réagir à quelques gouttelettes d’eau froide comme s’il s’agissait d’eau bouillante. Les gouttelettes d’eau vont réveiller le souvenir d’avoir été échaudé.

C’est ce qui s’était passé pour cet homme, l’image des lilas lui rappelait un souvenir très désagréable.

Quel était donc ce souvenir ? Cet homme l’avait oublié, mais sa mémoire émotionnelle, elle, se le rappelait toujours.

C’est en explorant cette mémoire, lors d’un séminaire de Libération de la Mémoire émotionnelle que cet homme a retrouvé ce souvenir.

Ses parents étaient séparés. Son père avait la garde des enfants. Il avait 5 ans, c’était une fin de matinée. Sa mère était passée pour leur rendre visite. Elle tenait dans ses mains des sacs de provisions pour les enfants. Alors qu’elle s’apprêtait à ranger ces provisions, son père arriva. Voyant son ex-femme avec des sacs de provisions, il entra dans une colère démesurée, lui arrachant les sacs et la frappant violemment. Dans cette scène un bouquet de lilas posé sur un meuble fut renversé. Le petit garçon qu’il était aurait voulu défendre sa mère, mais se sentait totalement impuissant à le faire. Il figea complètement cette émotion, trop forte pour ses 5 ans.

La vie avait reprit après cet événement, il avait grandi et il avait oublié cette scène, mais la simple vue de lilas, ou même leur odeur, réactivait ce souvenir ce qui lui créait d’abord la sensation d’étouffement et par la suite de fortes démangeaisons.

C’est en libérant les émotions liées à ce souvenir douloureux qu’il put se libérer complètement de ce qu’il appelait « son allergie aux lilas ».

Un jeune garçon souffrait d’une allergie aux poils de chien. Pourtant, il adorait les chiens. Son allergie était en lien avec un souvenir triste. Il avait eu pendant des années un chien qu’il affectionnait particulièrement. Quand ses parents se séparèrent, on dut tuer le chien parce qu’on ne pouvait le garder ni au nouveau lieu de résidence du père ni à celui de la mère.

Chaque fois que le garçon voyait un chien, la tristesse à la fois de la perte de son compagnon et de la séparation de ses parents refaisait surface et se manifestait par des larmoiements et des éternuements. C’est ce que l’on peut appeler un phénomène de résonance.

Une femme était allergique aux poils de chat. Pourtant, elle avait eu un chat pendant des années, qu’elle avait beaucoup aimé. Sa mort fut une grande perte. Un jour, son conjoint ayant lu mon livre, lui dit : « Se pourrait-il que tu n’aies pas fait le deuil de ton chat ? » Elle le fit et ses allergies aux poils de chat disparurent.

Dans son inconscient, la vue d’un chat faisait ressurgir ce souvenir empreint de tristesse.

Une de mes lectrices m’écrivit un jour au sujet d’un écoulement nasal aqueux clair non purulent qui survenait surtout au réveil.

Elle croyait qu’il s’agissait d’une allergie dont elle ne parvenait pas à se libérer. Le matin correspond à notre arrivée dans ce monde, mais aussi à ce qui débute. Un écoulement aqueux non purulent peut exprimer une tristesse.

Quelle était donc la tristesse qu’éprouvait cette personne lorsqu’elle ouvrait les yeux le matin ?

L’homme qu’elle aimait, avec lequel elle avait partagé plus de 20 années de bonheur, l’avait quittée pour une autre. Lorsqu’elle se réveillait, par le passé son conjoint était à ses côtés, et dans cette nouvelle vie sans lui, elle était bien triste. Elle croyait avoir bien accepté cette séparation, mais elle portait encore le chagrin de son départ. C’est lorsqu’elle put exprimer toute sa tristesse en se donnant le droit d’avoir mal qu’elle put enfin trouver de nouveau un intérêt à la vie. Ses écoulements nasaux cessèrent par la suite.

Donc face à une allergie on pourra se demander :

Y a-t-il quelque chose que je n’accepte pas, en lien avec cette allergie ?

Il ne s’agit pas de prendre au premier degré l’allergie comme telle, mais plutôt d’en rechercher le lien. Par exemple une personne était allergique au froid. Dès que le thermomètre indiquait zéro, toute partie de son corps exposée au froid devenait rouge, enflait et lui créait des fortes démangeaisons. Ce n’était pas le froid qu’elle n’acceptait pas mais ce que représentait le froid pour elle, soit la mort. Son frère s’était suicidé, et elle ne l’avait jamais accepté.

On pourra également rechercher s’il y a un souvenir que cette allergie pourrait éveiller en nous ?

Si oui quel est ce souvenir ?

Puis chercher comment se libérer des émotions liées à ce souvenir ?

J’invite les lecteurs qui souhaitent en connaître davantage sur la mémoire émotionnelle ou comment libérer leurs émotions à se procurer mon dernier livre « Je me crée une vie formidable » aux Editions Jouvence.

Pour en connaître davantage sur les causes métaphysiques des malaises et maladies, à lire « Métamédecine La guérison à votre portée » aux Éditions FRJ distribué par D.G diffusion ou à visiter notre site web www.metamedecine.com

Claudia Rainville