par Christine Vallée, Docteur en Pharmacie (1)
L’ostéoporose touche 30 % des femmes de plus de 50 ans et 50 % des hommes de plus de 75 ans.
L’ostéoporose n’est pas une maladie, mais un processus naturel qui entraîne à la longue une perte graduelle de masse osseuse. Comme son nom le suggère, l’ostéoporose rend les os de plus en plus poreux et fragiles. Liée le plus souvent à l’âge, mais aussi précipitée par une foule de facteurs, cette détérioration des os augmente le risque de fractures. Les os les plus susceptibles de se fracturer sont ceux de la hanche, des vertèbres et des poignets. Mentionnons qu’il est parfaitement possible de vivre, sans aucune douleur et sans aucune limitation, quand on fait de l’ostéoporose.
Chez les femmes, le risque de présenter une fracture en raison d’une ossature fragilisée par l’ostéoporose est de 40 %, tandis qu’il est de 13 % chez les hommes. En effet, beaucoup plus de femmes que d’hommes sont touchés par l’ostéoporose ; pour des raisons hormonales, mais aussi parce que les hommes possèdent une plus grosse ossature. Chez les plus de 50 ans, l’ostéoporose affecte environ une femme sur quatre, et un homme sur huit. Elle peut néanmoins survenir à tout âge.
Diagnostic
Pour poser un diagnostic, le médecin évalue d’abord l’ensemble des facteurs de risque comme les antécédents familiaux, les autres maladies, l’âge de la ménopause, les habitudes de vie, etc. Si nécessaire, il propose ensuite un test de densitométrie osseuse. Ce test permet de connaître le contenu minéral des os. Ce qu’on appelle la densité minérale osseuse (DMO).
Causes
Les cellules osseuses sont en perpétuel renouvellement. Dans les os, il y a constamment construction de nouveaux tissus et destruction des vieux tissus («remodelage»). Jusqu’à l’âge de 30 ans environ, la construction l’emporte sur la destruction permettant ainsi la croissance et la consolidation de la masse osseuse. Par la suite, cette masse se maintient généralement jusqu’à l’âge de 40 ans, où elle tend alors à décliner de 1 % à 2 % par année.
Chez les femmes, la perte de masse osseuse s’intensifie avec l’arrivée de la périménopause, en raison du déclin de la production d’œstrogènes. Cette phase de perte osseuse accélérée dure jusqu’à environ cinq ans après la ménopause.
Chez les hommes, la perte est plus graduelle. À compter de 70 ans, leur risque d’ostéoporose augmente considérablement, et ils sont plus susceptibles d’avoir des fractures, surtout s’ils ne font pas d’exercice et qu’ils n’absorbent pas assez de calcium par leur alimentation.
Le graphique suivant donne une idée de l’évolution de la masse osseuse avec l’âge.
Évolution
Lorsque l’ostéoporose est rapidement diagnostiquée et traitée, surtout si elle reste bénigne ou asymptomatique, le pronostic est excellent. Même dans les cas graves, au bout de quelques années, son traitement permet de stabiliser ou d’améliorer l’état des os au point de réduire de 50 % le risque de subir une fracture.
Conséquences possibles
Si elle n’est pas diagnostiquée et traitée assez vite, l’ostéoporose peut entraîner des conséquences sur la santé :
Symptômes
Au début, l’ostéoporose n’engendre généralement aucun symptôme, d’où ses surnoms de «voleur silencieux» ou «mal silencieux».
Un des premiers symptômes pourrait être une réduction de la grandeur (jusqu’à 10 cm) liée à une courbature du dos causée par un affaissement des vertèbres. À la longue, cela peut mener à une véritable difformité vertébrale associée à l’expression «bosse de sorcière».
L’affaissement des vertèbres cause parfois d’intenses douleurs au dos. Lorsque l’ostéoporose est avancée peuvent survenir des phénomènes de fractures poignets, hanches, vertèbres ou autres os. D’ailleurs, la perte osseuse n’est souvent constatée qu’à la suite d’une fracture survenue au cours d’une chute.
Personnes à risque
- Les femmes de plus de 50 ans.
- Les hommes de plus de 70 ans.
- Les personnes ayant des antécédents familiaux de fracture causée par l’ostéoporose (père, mère, frère, sœur).
- Les femmes ayant eu une ménopause précoce (avant l’âge de 45 ans) de cause naturelle.
- Les femmes qui ont une fine ossature.
- Les femmes caucasiennes.
- Les personnes atteintes de certaines maladies, dont la cirrhose du foie, la maladie de Crohn, une maladie chronique des poumons et l’arthrite rhumatoïde.
Facteurs de risque
Traitements non conventionnels
Les moyens non conventionnels sont souvent pertinents en prévention, pour ralentir les pertes osseuses et en traitement pour prévenir l’aggravation de l’ostéoporose.
° Le trèfle rouge (Trifolium pratense)
Des résultats prometteurs suggèrent que les isoflavones du trèfle pourraient réduire de manière significative la perte de densité minérale osseuse chez les femmes en périménopause ou en postménopause.
Aux fins d’une récente recherche (2004), on a offert à 204 femmes en périménopause ou en postménopause soit un extrait de trèfle rouge contenant 43,5 mg d’isoflavones, soit un placebo. Parmi les 177 femmes ayant complété l’étude, celles ayant pris le trèfle rouge ont eu une perte osseuse moindre à la colonne lombaire que celles qui ont pris le placebo. De plus, dans le sous-groupe des femmes postménopausées traitées, les marqueurs de la résorption (diminution) osseuse sont demeurés inchangés et ceux de la formation osseuse ont augmenté.
° Les compléments alimentaires de source marine
Ceux-ci apportent un calcium bio-disponible qui s’oppose à la résorption de la masse osseuse. L’association de minéraux naturels possède un support protéique, gage d’une bonne absorption digestive, d’une circulation sanguine aisée et d’une excellente fixation sur la trame organique osseuse.
(1) avec l'aimable collaboration des Laboratoires HERBOLISTIQUE : www.herbolistique.com - 0475 57 29 70 - herbolistique@skynet.be