Bruxelles, 04 février 2009 - Le WWF ne croit pas que l’énergie nucléaire soit la solution au problème du climat. Pour le WWF, l’utilisation des énergies fossiles et du nucléaire doit même être progressivement abandonnée C’est possible et nécessaire pour assurer un futur dans un environnement sain, sécurisé et pacifique. De cette manière, le WWF réagit à la campagne menée par le Forum nucléaire, l’association professionnelle de l’industrie nucléaire en Belgique. Le WWF demande qu’en Belgique, la loi sur la sortie du nucléaire soit mise en application et que les autorités belges travaillent à une politique énergétique ambitieuse à long terme qui misera au maximum sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.
La mission du WWF est de stopper la dégradation de l’environnement et de construire un avenir où les hommes vivront en harmonie avec la nature. Nous voulons accomplir cela en préservant les espèces et la biodiversité des écosystèmes, en assurant l’utilisation durable des ressources naturelles aussi bien maintenant qu’à long terme, et réduisant la pollution et le gaspillage d’énergie. Pour ce faire, le WWF promeut l’utilisation durable et efficace des ressources renouvelables dans tous les secteurs industriels, ainsi que pour les ménages et les transports.
Le rapport « Climate solutions : WWF’s visions for 2050 » démontre que 70% des besoins énergétiques mondiaux de 2050 pourront être comblés par des ressources durables d’énergies renouvelables. Le WWF demande également l’implémentation de sérieuses mesures d’efficacité énergétique pour répondre à la demande en énergie. Cela implique que l’usage des ressources d’énergie non renouvelables telles que les combustibles fossiles et l’uranium doivent être progressivement réduite à zéro.
Face aux problèmes grandissants relatifs à l’énergie comme le changement climatique, les pluies acides et la pollution locale de l’air, l’énergie nucléaire a été promotionnée par les industries intéressées et par certains gouvernements comme étant une source d’énergie propre qui pourra aider à réduire l’impact énergétique de l’homme sur l’environnement. Le WWF s’oppose fortement à cette vision.
L’une des priorités du WWF est d’accélérer l’implémentation de solutions pour combattre le réchauffement global. Le réchauffement global est causé principalement par les émissions de dioxyde de carbone (CO2) provoquées par l’utilisation de combustibles fossiles comme le charbon et le pétrole. Des solutions aux problèmes relatifs à l’énergie comme le réchauffement global ne peuvent délivrer de bénéfices à long terme que si elles réduisent effectivement la demande de l’humanité sur l’environnement.
Le WWF est convaincu que l’argument selon lequel le monde devrait adopter l’énergie nucléaire est sérieusement douteux. Nous ne sommes pas les seuls à penser ça. Beaucoup de pays industrialisés comme la Belgique, l’Allemagne, et la Suède sont entrés dans des programmes de sortie du nucléaire. Le peu de nouvelles centrales nucléaires qui sont encore construites enregistrent de gros retards, tandis que les coûts eux, augmentent.
Une étude commissionnée par le WWF et d’autres organisations sur les statuts des programmes d’énergie nucléaire et les options technologiques pour réduire le CO2 apporte des arguments sonnants contre le nucléaire comme solution contre de changement climatique.
Le WWF est convaincu que l’énergie nucléaire n’est pas une source d’énergie durable, pour les raisons suivantes :
Remplacer les centrales électriques à base d’énergie fossile par l’énergie nucléaire remplace simplement un problème environnemental fondamental par un autre. Il est clair que l’énergie nucléaire reste particulièrement dangereuse et difficile à contrôler. Cela a été démontré par les accidents de Tchernobyl, en 1986 en Russie et à Tokai mura au Japon en 1999.
En plus de ces risques inhérents, il faut aussi tenir compte des raisons économiques primaires qui empêchent le nucléaire d’être une alternative viable pour combattre le changement climatique :
Les projets en matière d’énergie nucléaire ont de nombreux impacts négatifs systémiques: