Qu’est ce que la Fibromyalgie ?
Il s’agit d’une symptomatologie de douleurs musculo-squelettiques, caractérisée par des sensations de picotement, d’engourdissement, de raideurs ou de brûlures. Les patients qui en souffrent disent avoir mal « partout » comme s’ils avaient été battus. La douleur peut être diffuse ou plus intense dans certaines parties du corps telles que les articulations.
De plus, la fibromyalgie se manifeste par de la fatigue qui peut aller de la lassitude à l’épuisement total, avec troubles du sommeil et raideur au lever. Elle peut également être accompagnée de d’autres symptômes comme des maux de tête, migraines ou des problèmes des voies digestives.
La complexité des symptômes de la fibromyalgie représente une énigme pour la médecine classique ou allopathique. Elle l’était également pour moi au départ.
J’avais cependant noté que chez toutes les personnes affectées que j’avais vues en consultation, il y avait de la violence dans leur histoire. Soit qu’elles avaient vécu de la violence, soit qu’elles se faisaient violence.
Par exemple :
- Annette a cinq ans lorsque sa mère la surprend tenant dans ses mains un paquet de lettres provenant de son amant. Terrifiée à l’idée que son mari voie ces lettres, elle se jette sur Annette et la bat avec une telle violence. Annette était persuadée d’avoir fait une très grosse bêtise et d’être très méchante pour que sa mère l’ait ainsi battue. Devenue adulte, Annette ne s’autorise pas à vivre de la colère. Cette colère refoulée qui pourrait s’exprimer dans la violence, elle la retourne contre elle en se mordant, en se labourant la peau du visage avec ses ongles. Annette est persuadée qu’en retournant cette violence contre elle-même elle ne fait souffrir personne.
- Janick avait rencontré plusieurs médecins et thérapeutes avant notre rencontre. Le dernier de ces thérapeutes lui avait lancé ces mots : « VICTIME, tu joues à la victime… » Janick était sortie de son bureau anéantie, condamnée à souffrir.
Lors de notre rencontre, elle me dit : « Claudia, je n’invente pas mes douleurs, elles sont bien réelles. Je ne me plains pas, quand j’ai trop mal je m’isole des autres. C’est complètement faux que je veux attirer l’attention des autres avec mes souffrances. »
Janick fit un séminaire avec moi. Au cours de ce séminaire qui s’étalait sur 9 jours consécutifs, j’ai eu l'occasion de l’observer ; je réalisai que ce n’était pas avec ses souffrances que Janick retenait l’attention des autres, mais lorsqu’elle en parlait.
Janick avait eu une enfance malheureuse. Battue par ses parents, ces derniers l’obligeaient à faire des travaux beaucoup trop difficiles pour ses forces et pour son âge. Parfois ses parents les laissaient, sa sœur et elle, seules à la maison, sans pratiquement rien pour se nourrir. « J’avais neuf ans et ma sœur sept ans, nous devions ramasser des bouteilles vides que nous vendions pour nous acheter un peu de pain » me racontait-elle.
Janick avait enregistré dans sa mémoire émotionnelle l’équation suivante : « Quand je parle des souffrances que j’ai vécues, on m’écoute ». Et pour elle, être écoutée égalait être aimée et être aimée égalait à pouvoir exister.
Je l’aidai à apprendre à exister autrement que dans la souffrance ou en racontant ses souffrances.
Après le séminaire, sa santé s’améliora grandement. Lors d’une visite à l’une de ses tantes qu’elle aimait, elle voulut lui partager les bienfaits qu’elle avait retirés de ce séminaire. Cette dernière lui répondit : « Tu as bien de la chance de pouvoir t’offrir ce genre de séminaire, ce n’est pas moi avec ma maigre pension qui pourrait m’offrir de tels cours…, toi tu as eu bien plus de chance que moi, moi je n’ai jamais eu de chance dans ma vie, ma vie n’a été qu’un enfer… » Plus sa tante se plaignait de ce qu’elle avait vécu, plus Janick sentait la colère monter en elle. Elle eut peur de cette colère et s’enfuit rapidement chez elle. Une fois à la maison, elle retourna toute cette colère contre elle, lacérant ses bras et son corps de ses ongles, se tordant les doigts, se mordant, pour épancher sa colère sur elle-même, s’en voulant d’avoir éprouvé cette colère contre sa tante qu’elle aimait.
Pour Janick éprouver de la colère équivalait à être comme ses parents qu’elle n’avait jamais acceptés, aussi se rejetait-elle complètement lorsqu’elle sentait qu’elle n’était plus en maîtrise de telles émotions.
Des histoires de ce genre m’avaient amenée à penser que la fibromyalgie pouvait être reliée à de la violence que l’on retourne contre soi. C'était juste mais pas encore tout à fait complet. Il me fallait approfondir mes recherches sur le sujet.
C’est en explorant mes propres clés que j’en découvris enfin la cause.
Si nous prenons le mot fibromyalgie, il provient de l’association des termes « fibro » pour tendons, ligaments, « myo » pour muscles et « algie » pour douleur.
En Métamédecine, les tendons et ligaments représentent nos liens, les muscles représentent les efforts (puisque sans muscle, aucun effort ne serait possible). Quant à la douleur, elle est souvent associée à un besoin d’attention ou peut être reliée à une forme d’autopunition due à une culpabilité. De plus, la fibromyalgie s’accompagne d’une grande fatigue, voire d’épuisement et la fatigue, elle, est liée la plupart du temps à une perte de motivation, et l’épuisement à un découragement.
Je me suis alors demandée si la personne affectée n’aurait pas vécu un profond découragement, avec un sentiment de dévalorisation dans les efforts qu’elle avait fait pour se faire entendre, être comprise par la personne qui avait de l’importance pour elle.
Dans mes consultations subséquentes, je vérifiai si ma participante ou mon participant n’entretenait pas la pensée : « quels que soient les efforts que je fasse, je n’arriverai jamais à me faire entendre, à être comprise… »
À coup sûr, cela était confirmé. A ce découragement et cette dévalorisation dans l’effort, s’ajoutait un sentiment de culpabilité que ressentaient les personnes en leur for intérieur : « Si l’autre ne m’aime pas, c’est de ma faute. » « Si cette personne est en colère contre moi, c’est que je l’ai déçue ou je l’ai fâchée… c’est moi qui suis mauvaise, pas aimable ! »
Dans ce sentiment de culpabilité et cette croyance d’être indignes d’être aimées, d’être vilaines ou méchantes, ces personnes se frappent physiquement ou psychologiquement, comme si elles battaient leur poupée, en lui disant « Bien fait pour toi vilaine poupée… » d’où la sensation d’être battues par les douleurs qui les affectent.
C’est ce qu’avaient vécu Annette et Janick. Annette aurait tant eu besoin que sa mère comprenne qu’elle n’avait pas lu les lettres, puisqu’elle ne savait pas encore lire. Janick aurait tant voulu que ses parents comprennent que ce qu’ils lui demandaient était bien trop dur pour un enfant de son âge. Comme elle aurait voulu que sa tante entende à quel point elle avait souffert, quand elle était enfant.
Janick avait tant besoin d’être comprise, et c’est ce qu’elle recherchait en parlant de ses souffrances.
Laurence et une histoire d’abus.
Laurence a onze ans lorsque son père commence à l’abuser. Il lui dit que c’est elle qui éveille ses passions en lui, ajoutant que si elle parle, ils vont aller tous deux en prison et sa famille va mourir de faim, car il est le seul gagne-pain. Comme Laurence aimait être coquette, avant que son père ne commence à l’abuser, elle a cru que c’était vraiment de sa faute et qu’elle était responsable des pulsions que son père avait vis-à-vis d’elle. Laurence aurait tellement voulu qu’un adulte comprenne la souffrance qu’elle ne pouvait exprimer.
Laurence grandit, puis un jour elle fit un séminaire où elle apprit l’importance de pardonner à la personne qui nous a fait souffrir et de le lui dire. Elle alla alors retrouver son père pour lui dire qu’elle lui avait pardonné la souffrance qu’il lui avait fait vivre lorsqu’elle était adolescente. Ce dernier le prit très mal, l’accusant d’avoir inventé des mensonges pour le discréditer. Il raconta à sa famille ce dont elle l’accusait faussement. Cela fit toute une histoire, de sorte que toute sa famille la rejeta et refusa de la revoir.
Son fils, qui aimait rencontrer ses cousins, souffrit de cette situation. Elle tenta de leur expliquer, mais elle buta sur de la fermeture, pensant une fois encore que ce qui se passait était de sa faute. Elle se répétait : « Je n’aurais jamais dû réveiller cette histoire, j’aurais dû me taire. À cause de moi, mon fils souffre. J’ai semé le conflit et la discorde au sein de ma famille ». Dans sa culpabilité, elle se faisait violence par les reproches qu’elle ne cessait de s’adresser. C’est alors qu’apparurent les différents symptômes de la fibromyalgie qui la faisaient horriblement souffrir.
Pour qu’elle puisse guérir, je l’ai ramenée dans ses souvenirs de petite fille abusée, pour qu’elle puisse accueillir cette petite fille qu’elle était, qu’elle puisse lui dire qu’elle n’était plus seule, qu’elle sa grande (sa partie adulte) la comprenait, que ce n’était pas elle qui créait ces passions chez son père mais que c’est lui qui ne maîtrisait pas ses passions. Elle me crut, car elle se rappela que son père avait aussi abusé d’autres adolescentes qu’elle connaissait, ainsi elle put convaincre sa petite fille qu’elle n’était pas responsable.
Je l’aidai à comprendre qu’elle avait vécu ces évènements parce qu’elle avait à apprendre à se faire respecter et à chercher de l’aide pour se faire entendre.
Je l’amenai également à accepter qu’elle n’avait rien fait de mal en allant voir son père pour lui dire qu’elle lui avait pardonné, qu’elle n’avait jamais eu l’intention de faire du mal à sa famille, mais que c’était eux qui avaient eu très peur que ces histoires puissent jeter la honte sur leur famille.
Elle le comprit et cessa de croire que c’était de sa faute.
Il semble que 85% des personnes atteintes soient des femmes. Les 15% d’hommes affectés que j’ai vus en thérapie étaient des hommes sensibles ayant une polarité féminine dominante. Cela peut facilement s’expliquer lorsqu’on sait que ce dont les femmes ont le plus besoin est de se sentir comprises.
Lorsque j’ai bien identifié la cause de cette pathologie, j’ai observé qu’en aidant mes participant(e)s à se libérer de ces sentiments de culpabilité, de dévalorisation et de découragement dans les efforts qu’ils faisaient pour se faire entendre, ces personnes guérissaient.
En voici un exemple :
« Depuis 2 ans, je cherchais quel nom pouvait porter l’ensemble de symptômes de plus en plus handicapants qui m’affectaient. J’avais mal partout, j’étais épuisée, je passais des journées entières allongée sans pouvoir travailler. Un jour j’avais très mal au dos, un autre c’était aux jambes ou bien aux mains, aux doigts... Je souffrais d'insomnie. Toutes les petites tâches du quotidien comme essorer des vêtements, les étendre sur une corde, faire mon lit, étaient devenues un calvaire. Je ne pouvais plus courir, danser, jardiner ou même m’offrir une simple balade à pied. Je ne pouvais conduire ma voiture plus de 30 minutes sans devoir m’arrêter tant mes jambes s’ankylosaient.
J'ai passé de nombreux examens en milieu hospitalier avec biopsie, qui pour moi relevait davantage d’un charcutage de mes muscles, pour en définitive recevoir toujours la même réponse : « Il n'y a rien d'anormal ! »
Mon entourage commençait à douter de mon état psychologique et j'avoue que moi aussi j’ai commencé à me demander, malgré mes symptômes bien physiques, si je ne souffrais pas d’une dépression !
Pendant des mois et des mois, j'ai souffert en silence jusqu'au mois de mai dernier, où un professeur a mis un nom sur mes différents symptômes, soit celui de la fibromyalgie. J'étais enfin soulagée de savoir que je n'étais pas une malade imaginaire. Lorsque l'on m'a annoncé qu'il n'y avait pas de traitement pour cette maladie, j'ai refusé d'y croire, pensant « Si la médecine traditionnelle ne peut rien faire pour moi, eh bien ! je vais chercher ailleurs. »
C’est alors que je me suis souvenue du livre « Métamédecine La guérison à votre portée » de Claudia Rainville, que j'avais déjà lu. Je pensai que, peut-être, Claudia pouvait m’aider à me sortir de ce cauchemar. Par bonheur pour moi, Claudia offrait au mois d’octobre dernier un séminaire de formation en Métamédecine près de chez moi. J’ai eu la chance de pouvoir participer à ce séminaire de 9 jours avec elle. Ma guérison s’est produite au cours de ce séminaire. Claudia m'a aidée à comprendre ce qui en moi avait donné naissance à cette maladie. Sa guidance dans l’amour, la logique et la compassion, semblait si simple pour elle et si évident pour moi... et dire que cela faisait 2 ans que je souffrais ! . En libérant la cause émotionnelle qui avait perturbé mon corps, les douleurs disparurent très rapidement. J’observai que je pouvais me pencher pour attacher mes lacets sans aucune douleur, ce que je ne pouvais plus faire depuis deux ans. Dans les jours qui suivirent, je pouvais à nouveau courir, sauter, monter les escaliers sans aucune douleur ! Je resplendissais de bonheur, c’était pour moi une véritable RENAISSANCE. À mon retour de ce séminaire, mes proches ne me reconnaissaient pas. Ils étaient tous étonnés de constater que mes forces et ma joie de vivre étaient revenues.
Depuis j’ai appris à écouter les signaux de mon corps, et lorsque je sens que je lui en demande un peu trop je me repose quelques instants. J’ai retrouvé ma valeur et à présent, je me traite comme je traiterais ma meilleure amie. Adieu combat, je choisis désormais la voie facile !
J’ai écrit ce témoignage pour vous partager en toute simplicité le bonheur que je connais d’être guérie et pour vous dire que, comme vous qui souffrez de cette maladie, j'ai souffert, j'ai pleuré, j'ai eu très peur, mais sachez qu’il y a des solutions, et que vous pouvez guérir vous aussi, n’en doutez pas ! »
Claudine B.
France
Pour en savoir davantage sur le travail de Claudia Rainville et de la Métamédecine, visitez le site web www.metamedecine.com ou lisez « Métamédecine La guérison à votre portée » ou « Métamédecine Les outils thérapeutiques » aux Éditions FRJ - « Je me crée une vie formidable » Éditions Jouvence - « Guérir les blessures de son passé » Éditions Quintessence.