On ne peut pas que déplorer le reportage réducteur de France 2, dans le journal de 20h ce 19 mai 2009, sur le prétendu “danger” sectaire de certaines psychothérapies et en particulier de la Biologie Totale, notamment de Claude Sabbah. D’ailleurs comme on pouvait le comprendre dans le débat chez Fredéric Taddei (sur France 3 le même soir) sur le même sujet, il n’existe pas de définition exacte de la secte et du sectarisme. Ce ne doit pas être une raison pour procéder à des amalgames discutables et choquants, comme la fait, dans les deux émissions, M. Fenech, président de la « miviludes ».
Dans les années 50 à l’époque du stalinisme les généticiens étaient considérés comme dangereux, ils étaient hués, humiliés. Le monde évolue et ce que paraissait bizarre dans le passé devient évident et nous paraît simple comme bonjour.
L’homme est constitué du corps et de l’énergie, ce qui le pousse à se poser tant de questions sur ses origines, sur sa vie spirituelle sur son psychisme. L’homme cherche à comprendre, il cherche le sens de ses problèmes, de ses maladies, ce qui tout à fait légitime. Trouver un sens cela veut dire donner du sens et cela apaise ses émotions et ses inquiétudes, en même temps cela le réconcilie avec tout ce qui le perturbe et permet à son tour de diminuer le stress, voire faire disparaître la maladie.
Au mois de février de 2009 l’association TETRA avec les journaux BIOINFO et LE SOIR, ont organisé à Bruxelles un forum consacré à ce sujet. De grands spécialistes respectés et respectables ont participé à ce débat: Pascal-Henri Keller, Guy Corneau, Jean-Pierre Muyard, Willy Barall, Thierry Janssen et d’autres. Ils sont intervenus sur tous ces sujets. Tous ils ont parlé du psychisme humain, si compliqué et si mystérieux. Ils ont témoigné chacun à son tour de guérisons “miraculeuses” qui n’ont rien de miracle quand on a lu les nombreux livres sur le cerveau et ses mystères. En 2005 Bruce Lipton, un biologiste américain, a publié son livre " The Biology of Belief". Précisément dans cet ouvrage il parle du cerveau, de ses capacités de soigner l'individu. On sait maintenant après les expériences sur les moines bouddhistes que l'expérience de la prière journalière crée dans le cerveau de celui qui prie des ondes qui permettent de diminuer le stress et développer chez eux une grande compassion vis à vis des autres. On sait également que la psychanalyse soigne ; d’ailleurs elle soigne toutes sortes de choses face auxquelles la médecine classique est plus ou moins impuissante.
Dans son livre « L’ange et le fantôme » Didier Dumas nous partage son expérience dans le travail avec les enfants psychotiques. Beaucoup d’entre eux ont commencé à se sentir mieux. Françoise Dolto aussi nous expliquait que les bébés savent communiquer avec leurs parents, ce qui à son époque paraissait fort discutable. On le sait, elle soignait efficacement, bien que personne n’ait compris comment elle le faisait. Et pourtant peut-être qu’un jour, comme cela s’est déjà produit souvent dans le passé, nous allons comprendre que ce processus psychique est tout à fait naturel et inhérent à l’espèce humaine.
Et en ce qui concerne Freud lui-même on sait très bien que grâce à sa patiente Bertha Papenheim il a inventé la psychanalyse. Il l’a guérie par la parole. Et pour Gérald Edelman qui est neurobiologiste et prix Nobel, le cerveau est « l’objet matériel le plus complexe que nous connaissions dans l’univers ».Si on se rappelle de ce que a dit Albert Einstein au sujet de la création de sa théorie de la relativité, c’est que la pensée en images a joué un rôle dans l’invention, cela veut dire le processus psychique. Faut-il qualifier tous ces gens de sectaires parce qu’ils ne pensaient pas comme tout le monde, parce qu’ils étaient en avance sur leur temps ? Faut il brûler tous leurs livres, les traiter de fous ?
Et la médecine classique dans tout cela ? Elle nie l’efficacité de la médecine chinoise vieille de 3000 ans, car c’est une médecine énergétique. Oublie-t-elle que le corps humain est constitué de l’énergie comme de la matière, que les deux sont importants. Et le malheureux Claude Sabbah, aux conférence de qui j’ai assisté, n’a pas une seule fois omis de rappeler qu’il ne fallait pas abandonner la médecine classique, disant que le décodage biologique permettait de diminuer le stress et, de cette façon, d’accélérer le processus de la guérison.
Dans le revue «Les nouvelles clés » il a donné un entretien, précisant encore une fois qu’il fallait poursuivre le traitement et en même temps d’essayer de comprendre ce qui est arrive dans la vie du patient. Le médecin belge Thierry JANSSEN a écrit en 2006 un livre, «La solution intérieure vers une nouvelle médecine du corps et de l’esprit». Récemment il a publié un autre livre sur le sens de la maladie. On commence à se demander si vraiment le docteur Hamer avait tort de dire que la source de la maladie est un choc émotionnel ? Son erreur était de dire qu’on pouvait guérir uniquement par la seule prise de conscience. Peut être quelqu’un le pourrait-il, comme par exemple lui-même après son cancer des testicules. Naturellement en tant que médecin il n’avait pas le droit de suggérer aux patients d’arrêter leur traitement. C’est naturellement considéré comme non-assistance en danger ; mais personne n’a pu démontrer que sa vision des lois biologiques était erronée.
Les patients ne sont, en principe, pas des enfants qui croient aux miracles. Il y a aussi une responsabilité de leur part de savoir gérer leur maladie. Il est temps de changer les relations entre le médecin et le patient : il ne faut pas responsabiliser le patient pour être malade mais donner lui les clés de sa propre responsabilité dans tout ce qui lui arrive ; il doit apprendre de gérer le stress, sa maladie, penser plutôt à la prévention qu’à une médication excessive.
Il y a les patients qui aiment se sentir victimes ; ils croient que toute solution doit venir de l’extérieur bien que l’homme, lui, soit capable de gérer ses problèmes. Et la RESPONSABILITE c’est quand on comprend ce qui est arrivé, quelles sont les causes et quelles sont les conséquences. C’est ça la responsabilité d’un homme adulte. Au lieu de critiquer il serait préférable de financer et mener des recherches, organiser des débats, échanger des opinons, sans parti pris, ouvrir l’esprit à tout ce qui est nouveau.
La médecine de 21e siècle doit être plus humaine, moins mécaniste ; le médecin n’est pas technicien, il est guérisseur. Cela nécessite une approche transdisciplinaire, dans un esprit d’ouverture, sans parti pris. Car, au-delà des croyances des uns et des autres, ce qui compte c’est de découvrir un peu plus de notre humanité.
Faut-il chasser ces prétendus « gourous » hors des frontières, détruire leurs livres ? Certainement pas : comme on le sait, quand on combat quelque chose avec virulence tout mute et devient encore plus résistant et plus fort. Sortir de l’ignorance est la solution du problème.