La marche de l’Essentiel

Depuis que j’ai décidé, il y a quelques années déjà, de partager mon expérience de la marche consciente associée à la marche afghane, je suis chaque fois émerveillé par les témoignages des participants aux journées, week end ou voyages vécus dans cet esprit : difficile ensuite de marcher autrement !

Si la planète Terre est le cadre idéal pour la marche et l’aventure, elle est aussi le lieu idéal de l’aventure intérieure, le « Connais toi toi-même » du fronton de Delphes.

Le but de cette marche est la marche elle même. La pratiquer dans le cadre propice de montagnes proches ou lointaines, ou dans le désert,  est une expérience extraordinaire !

Expérimenter la marche consciente, c’est entrer dans une relation consciente avec nous même et tout ce qui nous entoure : tout est alors vécu plus intensément. La réalité s’offre à nous si nous cessons de nommer, d’analyser ce qui est perçu.

Véritable méditation dans l’action, la marche consciente nous aide simplement à être nous -même, à mieux nous connaître, à vivre l'instant présent, en pleine conscience.

Cette exploration est offerte à ceux qui recherchent plus de sagesse et d'équilibre dans leur vie. Cela requiert un esprit bienveillant envers soi-même, une ouverture à tous les possibles.

Pendant la marche consciente, en silence, nous expérimentons notre présence à nous mêmes et au monde: l'attention est portée sur les pieds, la respiration, le corps en mouvement, les sons extérieurs, l'espace en soi et autour de soi, sans rêverie ni pensées discursives.

C'est la quiétude en mouvement, le flux de la pleine conscience...

Transposable à chaque instant de la vie, c’ est un moyen simple et efficace pour prendre contact avec nos ressources intérieures , cultiver notre rapport au monde et développer notre potentiel.

Le processus n’a rien d’une analyse froide et insensible. Au contraire, ses attributs sont la douceur, l’appréciation du moment présent, l’amour de soi et des autres.

« Si le bonheur est dans la marche il est surtout dans la façon de marcher.

 Il y a une façon de marcher qui fait de nous des touristes, une façon de marcher qui fait de nous des randonneurs, une façon de marcher qui fait de nous des pèlerins.

Il ne s’agit pas d’opposer l’un à l’autre, marcher comme un touriste c’est peut être marcher sur l’écorce, l’écorce de la terre ; marcher comme un randonneur c’est connaître la sève de ce monde, entrer dans cette sève ce mouvement, dans cette énergie même de l’univers et revenir le soir avec les senteurs de la nature, les sons de la forêt, la beauté des paysages. Marcher comme un pèlerin c’est marcher avec le souffle qui donne vie à la sève, avec ce qui nous anime et nous permet de nous tenir droit dans la lumière. « Jean Yves Leloup.

Le maître Zen Thich Nhat Hanh préconise de marcher à l’aise, en ne laissant que des empreintes de paix, en lâchant prise aux soucis, aux souffrances. Cette façon de marcher est empreinte d’une certaine dignité. Je propose de marcher  en posant nos pieds sur la terre avec la même tendresse qui nous fait caresser le visage de la personne aimée.

Marcher consciemment, c’est marcher en profondeur : chacun de nos pas nous conduit vers ce que nous sommes vraiment en profondeur et que la marche révèle petit à petit. En chemin, nous déposons nos bagages, nos masques pour retrouver peut être notre vrai visage originel, celui que nous avions avant notre naissance, comme dit le Zen.

La vigilance a pour fonction d’illuminer et de transformer. Quand notre respiration par exemple est l’objet de notre attention, elle devient respiration consciente. La lumière de l’attention éclaire notre respiration, transforme l’oubli de la respiration en attention, la rend calmante et guérissante. Notre corps et nos sensations sont ainsi illuminés et transformés à la lumière de l’attention.

La pleine conscience ne consiste pas seulement à être tranquille et détendu ; elle implique un engagement tout entier dans toutes les activités de la vie, tout en maintenant le contact avec ce point immobile à l’intérieur de soi, d’où émanent la sagesse et la compassion.

En fait toute activité se prête à la pratique de la pleine conscience et peut servir de support à l’attention à ce qui est ici, hors du passé et du futur, dans le seul instant qui nous est donné de vivre, le présent.

Un jour m’est apparue une vérité toute simple : nous parlons de l’instant présent sans cesse mais avons nous conscience de la signification du mot présent ? Certes il y  une notion de temps mais la plus importante signification n’est-elle pas celle qui veut dire cadeau. Le présent, le don que l’on se fait à soi même et aux autres du moment le plus important de la vie, celui que l’on vit au présent.

Marche afghane :

La marche afghane est un moyen très efficace de se régénérer, de se vitaliser, supérieur à beaucoup d’activités sportives. En synchronisant la respiration et le comptage des pas il est possible de marcher à plus de 9 kilomètres à l’heure sur le plat sans fatigue et les montées deviennent un plaisir, étonnés de la facilité avec laquelle nous grimpons les dénivelés les plus raides.

Trekkings :

Toute personne motivée et en bonne santé peut envisager de participer à la totalité des trekkings que je propose grâce à la confiance acquise après une seule journée d’initiation à la marche consciente et à la marche afghane.

Daniel Zanin

Accompagnateur en Montagne

Master Spécialiste en Sophrologie caycédienne

Site : www.marche-consciente.com


Présentation

La marche consciente et Daniel Zanin : la dévotion à l’instant présent!

On me demande souvent ce qu’est la marche consciente que je propose d’expérimenter. Autant expliquer avec des mots le goût d’une mangue à quelqu’un qui n’en a jamais mangé! D’autant que le mot marche consciente est utilisé par de nombreuses traditions alors que ce que je propose découle de ma propre expérience. J’ai dû chercher un nom le plus évocateur possible et marche consciente s’est imposé de lui même.

Je crois  qu’il est utile que je tente d’évoquer les grandes lignes du parcours qui est le mien dans lequel la marche tient une  place importante, s’intégrant parfaitement dans une recherche intérieure qui m’a conduit auprès d’Arnaud Desjardins  puis Douglas Harding dont l’enseignement inspire maintenant ma vie à travers la vision directe de qui nous sommes vraiment, vraiment.

Il y a 17 ans, étouffant littéralement dans un travail insipide à la S.N.C.F, je m’étais déjà renseigné pour suivre une formation de Sophrologue mais à cette époque il fallait être membre du corps médical ou para médical. J’avais cependant mis cela dans un petit coin de mon esprit, sachant que rien n’est impossible à celui qui est motivé.

Bien des années plus tard, grâce au hasard, cet ami précieux qui m’accompagne depuis toujours, j’ai enfin pu suivre cette formation auprès de l’Académie Dauphiné Savoie de Sophrologie Caycédienne .

Entre temps, il y a 15 ans j’obtenais le diplôme d’Accompagnateur en montagne et depuis j’ai exercé essentiellement ce métier. En France bien sûr mais aussi dans les régions himalayennes des dieux et du sourire éternel : Népal et Ladakh et depuis 1998 dans le désert ( Libye ,  Tunisie, Mauritanie, Algérie.)

Petit à petit, randonnée après randonnée, j’ai pris conscience de tout ce que la marche peut apporter à l’être humain moderne, stressé par son quotidien urbain, coupé de ses racines et de la nature mais aussi à tout être désireux de vivre une vie harmonieuse et consciente.

J’ai ressenti que la marche était l’antidote naturel au malaise créé par le monde actuel, cette impression étant vérifiée par le nombre sans cesse croissant de randonneurs.

J’ai senti également que ces bienfaits pouvaient être encore plus grands si cette marche s’effectue dans un certain état de conscience, par la pratique de la vigilance dans l’action.

J’ai commencé à marcher en étant de plus en plus présent à ma respiration, à mon corps, à la façon de poser mes pieds, au rythme lent et régulier qui peu à peu amène l’esprit vers le calme et la paix intérieure.

J’ai expérimenté certaines façons de marcher et mon étonnement a été grand de les retrouver par la suite dans certaines techniques tirées du Zen, du Bouddhisme, du Yoga, du chamanisme ou d’autres traditions.

Au début je me suis contenté de donner aux personnes que j’accompagnais quelques conseils afin qu’elles profitent mieux de leurs randonnées : petits pas réguliers, bien respirer, penser à boire...

De nombreuses personnes ont été étonnées de se découvrir une résistance à l’effort qu’elles ne soupçonnaient pas. D’autres se demandaient la première heure si elles allaient pouvoir marcher à un rythme aussi différent de celui qu’elles avaient l’habitude d’avoir. A la fin d’une semaine ces mêmes personnes reconnaissaient tout le plaisir qu’elles retiraient de cette façon de marcher.

Je réussissais de plus en plus à faire apprécier des moments de marche silencieuse, ce qui parfois relevait de l’exploit, tant le besoin de parler est grand au détriment de la conscience de l’instant présent.

C’est pourquoi durant toutes les journées de marche consciente, je  propose de marcher en silence, le silence créateur, garant d’une vigilance accrue à ce qui est, d’instant en instant.

Lorsque, il y a quelques années de cela, j’ai eu envie de partager cette marche consciente , j’ai dû passer outre une petite voix intérieure qui disait que j’étais bien prétentieux de vouloir apprendre à marcher aux autres, étant donné que tout le monde fait cela depuis son plus jeune âge .

Là encore la vie m’a donné un coup de pouce, au hasard des rencontres et des lectures et notamment une conférence de Jean Yves LELOUP intitulée” le bonheur est dans la marche.”

Ce que je propose n’est pas une découverte récente, déjà il y a plus de 2000 ans le Bouddha disait qu‘en concentrant son esprit sur la plante des pieds on pouvait guérir de 80 000 maladies.

En marchant on développe le cerveau droit, si atrophié chez l’occidental, on acquiert peu à peu une conscience du corps, la corporalité, nous permettant par là même d’être présent, d’avoir une réelle présence à soi même et à la Vie. Mieux connaître son corps pour un jour revenir chez nous, dans la demeure royale comme dit Douglas Harding, et voir que nous ne sommes pas ce corps, pas ces pensées, pas ces émotions.

Il est également possible d’expérimenter des états de conscience comme il m’est arrivé d’en vivre plusieurs fois, notamment lors de trekkings en Himalaya ou dans le désert.  Soudain l’impression en regardant le paysage de devenir le paysage, d’être le paysage, l’observateur et la chose observée ne faisant plus qu’un. Ce n’est plus moi qui regarde mais la Conscience. Non plus je regarde la montagne mais la montagne est regardée.

Nous pourrons également partager la  pratique de la marche afghane , moyen très efficace pour marcher sans se fatiguer et se régénérer .En étant en même temps reliés aux femmes afghanes qui elles doivent marcher sur la pointe des pieds pour ne pas faire de bruit!

Voilà pour cette présentation à laquelle il manque beaucoup certainement mais qui vous permettra de mieux saisir les raisons et l’esprit de ce que je propose d’expérimenter.

J’espère qu’à  la fin de ces pratiques vous repartirez enrichis, que certains auront envie d’approfondir ces moments passés ensemble et que nous aurons l’occasion de partager encore le chemin vers la pleine conscience. Marcher consciemment, c’est marcher en profondeur : non seulement vers l’avant, de long en large mais chacun de nos pas nous conduit vers ce que nous sommes vraiment en profondeur et que la marche révèle petit à petit. En marchant, nous laissons un certain nombre de nos bagages, un certain nombre de masques pour retrouver peut être notre vrai visage originel, celui que nous avions avant notre naissance, comme dit le Zen.

En marchant consciemment nous évitons de nous identifier à quelqu’un qui marche consciemment, ce qui serait une identification supplémentaire à ajouter à notre panoplie déjà bien fournie!

Bonne marche sur le sentier de la pleine conscience!

A bientôt

Amitiés

Daniel

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