CHRISTIAN HERBILLON
Né en 1947. Il suit depuis 1980 l’enseignement du Védanta (l’école de la non-dualité) auprès d’Arnaud Desjardins. Il devient maître praticien PNL en 1985 (New-york institute) et se forme aux thérapies émotionnelles et de régression. Psychothérapeute, il travaille en consultation individuelles et anime des groupes gestalt et divers ateliers depuis 1986 en Belgique et à l’étranger. Formateur en institutions, auteur et conférencier, il est formé à la pratique des Constellations par l’Institut Hellinger, Berlin.
CONTACT : Consultations individuelles : 30, Grand-Route 4367 CRISNEE (non loin d’IKEA Hognoul) tel : 04/257.44.31
Personne ne peut nier que sa vie actuelle est un reflet de son passé. De nombreuses habitudes, des traits de caractère, des attraits et des répulsions, des blocages, se sont formés durant notre enfance.
Notre façon de voir le monde est liée à notre éducation et à son héritage de peurs et de croyances. Souvent, malheureusement, nous manquons de liberté par rapport à ce passé envahissant qui nous empêche de vivre pleinement ici et maintenant. Toute personne qui s’engage sur une voie d’évolution personnelle pour rendre sa vie plus satisfaisante se heurte à ce passé.
L’enfant compense son manque d’esprit d’analyse par une sensibilité et une émotivité beaucoup plus grande que celle des adultes. Il tire souvent des conclusions erronées des situations auxquelles il est soumis. Ces conclusions seront oubliées et formeront plus tard l’inconscient de l’adulte.
L’enfance est la période durant laquelle nous construisons notre corps physique et intellectuel, mais surtout notre corps émotionnel.
Le jeune enfant exprime fortement ses émotions puis revient rapidement au calme et au plaisir. Il n’a pas encore appris à réprimer ses émotions. En grandissant cette situation va changer sous la pression des parents et des éducateurs. C’est cette répression qui va créer en nous des nœuds émotionnels qui nous accompagneront tout au long de notre vie. Ces nœuds sont associés par notre inconscient à diverses situations de la vie. Ces situations ne sont alors plus vécues objectivement car leur contenu est coloré par les nœuds émotionnels.
C’est ce qui fait dire aux adultes « C’est plus fort que moi. »
La thérapie émotionnelle a pour but de retrouver ces nœuds inconscients, de les affaiblir, et de les dénouer. En permettant à la personne d’exprimer librement, et dans un contexte de sécurité, le contenu émotionnel de ces nœuds, une liberté et une énergie nouvelle apparaissent.
En libérant l’émotion, la personne sent son niveau d’énergie s’élever car l’énergie utilisée pour réprimer les émotions est à nouveau disponible.
Il est surprenant de constater combien, dans nos souvenirs, nous avons minimisé la portée émotionnelle des événements de notre enfance. Ce n’est qu’en revivant les émotions que nous pouvons mesurer leur impact et surtout retrouver les conclusions que nous en avons tirées à ce moment là.
Ce travail sur l’inconscient permet à chacun d’avoir de lui une vision globale, une compréhension de ses tendances profondes, de ses attirances et de ses répulsions jusque là souvent inexplicables.
En osant affronter ses émotions le patient réalise qu’elles sont reliées à l’enfant intérieur et à sa vision du monde. Il comprend que ses peurs d’adulte ne sont en réalité qu’une sorte de répétition de ses peurs d’enfant et peut alors s’en libérer.
Cette approche que j’ai découverte grâce aux lyings d’Arnaud Desjardins s’est enrichie des apports de l’intégration holonomique de Stanislav groff et du cri primal du Dr Janov
La réponse est simple: lorsque nous réalisons que nous sommes prisonniers de schémas répétitifs qui empoisonnent notre existence. Parmi ces schémas signalons : la timidité, la boulimie, l’anorexie, les crises d’angoisses, les troubles d’origine psychosomatique, l’impuissance et la frigidité, les difficultés relationnelles (travail, couple, famille), la perte de motivation, la dépression nerveuse, les processus de deuil (décès d’un proche, perte d’emploi, faillite, divorce, séparation)...
D’une façon générale le premier pas vers l’évolution résulte de la prise de conscience que notre vie actuelle n’est plus satisfaisante mais qu’elle est devenue lourde et étouffante. La joie de vivre disparaît et nous nous retrouvons en train de subir notre vie au lieu de la diriger.
Nous devons oser croire que le changement est possible car en réalité il l’est!
Les techniques d’évolution pratiquées s’adressent aux adolescents, étudiants, adultes qui rencontrent dans leur vie actuelle des difficultés existentielles et/ou relationnelles. Ces techniques sont adaptées à l’individu comme au couple en crise.
Il est à noter que certaines personnes qui rencontrent peu de difficultés existentielles utilisent les techniques d’évolution dans le cadre plus large d’un travail de connaissance de soi.
D’une façon générale, il est certain que ce que nous sommes devenus est la résultante de notre passé et de nos expériences de vie proches ou lointaines. Se pencher sur ce passé, tout en travaillant sur le présent, va nous aider à mieux nous connaître et à modifier nos comportements.
Beaucoup de personnes craignent le changement car, même si leur vie va mal, elles ont l’habitude. Elles ignorent tout de ce que pourrait être leur nouvelle vie et la nouveauté fait peur. La majorité des individus essayent de sortir de leur situation en faisant toujours plus...la même chose. Or le changement réel n’est possible que si nous changeons notre façon d’être et d’agir. Nous ne changerons rien en adoptant toujours les mêmes schémas répétitifs. On constate que l’individu en évolution intègre son changement comme un processus naturel et en vient même à oublier rapidement ses anciens modes de fonctionnement. Les patients se demandent souvent comment ils ont pu vivre aussi mal et aussi longtemps. Dès que l’individu change, le monde se réorganise autour de lui en fonction de sa nouvelle personnalité. Les personnes nocives s’écartent d’elles-mêmes laissant place à celles qui apprécient la nouvelle personnalité.
Pour pouvoir changer il nous faut d’abord réaliser que nous ne pouvons changer que nous-mêmes. Il y a deux composantes à nos difficultés existentielles, nos pensées et nos émotions.
Nos pensées sont souvent des messages du passé que nous avons intégrés sans remise en question (Tu es un bon à rien, reste à ta place, tous les hommes sont des salauds, méfie toi des femmes). Souvent aussi nos pensées sont issues de situations traumatisantes de notre enfance.
Cependant nous ne réalisons pas à quel point nos pensées conditionnent et influencent notre existence à chaque instant. Les techniques d’évolution vont trier et éliminer nos pensées négatives. Cependant il est indispensable de ne pas négliger la charge émotionnelle associée à ces pensées. Il ne suffit pas de comprendre pourquoi on a une phobie de l’eau, encore faut il vaincre sa peur. Il existe heureusement des techniques émotionnelles qui vont nous permettre de diminuer la charge affective liée à certains traumatismes. Cette composante émotionnelle est souvent négligée dans les techniques dites « cognitives ». Dans mon travail j’associe toujours les approches cognitives et émotionnelles en vue d’une transformation réelle et définitive de l’individu.