SOMMAIRE


Petit enfant, je me souviens de mon effroi devant des camarades d’école affligés d’un affreux handicap, leurs mains et bras étant réduits à des moignons difformes. On m’expliqua qu’il s’agissait de malheureux «?enfants Softénon?», nés ainsi parce que leurs mamans enceintes avaient pris un banal médicament contre les nausées. Mais on me rassura?: pareil scandale n’arriverait plus, la science allait redoubler de précaution. Un demi-siècle plus tard, on peut dresser le constat qu’il n’en est rien?: des hormones de croissance au vaccin hépatite B en passant par le sang contaminé et les multiples affaires de médicaments toxiques retirés du marché (lire dossier page 6), la médecine classique n’en finit pas de manifester son mépris envers la première des recommandations hippocratiques?: primum non nocere (d’abord ne pas nuire). Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les «?effets indésirables?» des médicaments représentent aujourd’hui entre la quatrième et la sixième cause de mortalité dans les pays industrialisés. Osons donc la question?: la chimie pharmaceutique n’est-elle pas devenue un fléau pire que les maux par elle combattus?? Que pèsent ses discutables succès en regard des énormes dégâts collatéraux??
L’interrogation est d’autant plus pertinente que les alternatives sont là, à portée d’ordonnance. Par exemple, les produits de la ruche et les huiles essentielles font merveille dans les pathologies infectieuses et apparaissent même comme les solutions d’avenir aux maladies nosocomiales (infections contractées à l’hôpital), lesquelles représentent la 10ème cause de mortalité en Europe?! Les acides gras Omega 3 traitent aussi bien la dépression que les drogues vendues en officine et un nutriment naturel, la levure de riz rouge, fait jeu égal avec les statines dans le contrôle du cholestérol. Dans ce numéro, vous apprendrez peut-être que la vitamine K 2 est un remède efficace contre l’ostéoporose (lire page 38) ou que le curcuma a démontré son potentiel anticancéreux (lire page 35). D’Hippocrate, la médecine moderne devrait donc également se remémorer le célèbre Vis medicatrix naturae (la nature est guérisseuse.) et le moins connu deinde purgare (detoxifier et purifier l’organisme) Ce troisième principe de la naturopathie revêt une importance particulière à la sortie de l’hiver et c’est pourquoi nous vous rappelons, en page 37, toutes les vertus de la sève de bouleau.
Mais attention?: tolle causam (traiter la cause)?! Le père de la médecine ne confondait pas l’art de guérir avec la manie de prescrire et il insistait sur l’absolue nécessité d’identifier préalablement les origines de la maladie. A cet égard, on peut qualifier de brillamment thérapeutique le film «?Nos enfants nous accuseront?», qui sort en salle le 15 avril. Lorsque vous aurez vu ce remarquable documentaire (lire page 67), vous ne douterez plus que le recours massif aux pesticides dans l’agriculture représente, non seulement un désastre pour la nature, mais aussi une calamité pour la santé humaine. L’épouse d’un viticulteur raconte que son mari saigne du nez lorsqu’ il traite ses vignes, une autre que son homme ne peut plus uriner durant la semaine où il asperge ses abricotiers, une troisième relate le calvaire de sa fille leucémique… Mais de ce long métrage poignant, on retiendra moins la force des témoignages et le cri d’alarme des experts que son formidable message d’espoir? : à l’image du village provençal dont il décrit la mue, on peut tout changer ici et maintenant , rien qu’en mangeant autrement?! Aux visiteurs de notre site (www.bioinfo.be), nous offrons 50 x 2 entrées pour ce film-événement qui va booster le bio?!
Yves Rasir