SOMMAIRE

C'est bio la vie - Chouette planète
Biofocus : Dominique Guillet
Dossier : le bio sous contrôle
In vino Bio / Cuisine Tonique
Alimentation saine : alimentation
                              anticancer
Qualité artisanale : le pain
                              se sent rirex
Zone verte : le traitement
                   des eaux usées
Eco-astuces : le compostage
Batibio : maison passive
Shopping futé
Shopping futé : une biostyliste belge
Florathérapie : Impatience
Gemmothérapie : cure minceur
Phytothérapie : la vigne rouge
Aromathérapie : le myrte
Nutrithérapie : nutriments minceur
Avantage Nature : les gestes
                           anti canicule
Options santé : le sport anticancer
                       le jus de granade
Santéchos
Biomouvment
Forme/Beauté : Maison Baobab
Bien naître : accoucher sous hypnose
Le coup de cœur de Michèle Cédric
Bons bouquins
le billet de Patrick Traube
Extraits choisis : la nature
                         nous sauvera
Rencontre : Eric Remacle
Mieux connaître : le Continuum
                          Mouvement
Autrement Psy : mieux communiquer
Médecine d'aujourd'hui : l'eczéma
Autant Prévoir

LIBRE PROPOS

C’est la crise alimentaire mondiale !  En 2007, le prix du blé a augmenté de 80 %, le prix du maïs de 24 %, et celui du riz de 20 %. Et tout porte à croire que ça va continuer. Au Sud, des « émeutes  de la faim » éclatent un peu partout, tandis qu’au Nord, les petites gens  éprouvent de plus en plus de difficultés à faire bouillir la marmite. Comment la planète, croulant naguère sous les surplus de produits agricoles vendus à vil prix, en est-elle arrivée là ?  Les explications d’experts sont éclairantes : le dérèglement climatique provoque une multiplication des sécheresses et des  inondations,  la Chine et l’Inde ne sont plus autosuffisantes, et le prix des aliments s’aligne de plus en plus sur celui du pétrole et des agrocarburants. Ces trois causes majeures ont comme point commun d’être partiellement imputables à une agriculture industrielle polluante, énergivore et gaspilleuse de terre nourricière. Aujourd’hui plus que jamais,  le bio fait figure de solution urgente non seulement aux problèmes écologiques, mais également à l’« horreur économique » qui en découle. Or, s’il veut manger plus naturel, le consommateur peut faire confiance à la filière biologique, dont le contrôle fait même appel aux satellites ! (Lire notre dossier page 6 et suivantes)

L’affolement du marché alimentaire  est cependant une bonne occasion de  réfléchir  à la marche du monde. Du grec « krisis » (décision), la crise est toujours une chance de faire de meilleurs choix ! Posons, par exemple, la question des nos besoins nutritionnels : pourquoi sommes-nous si dépendants des céréales ?  Parce que la diététique conventionnelle fait beaucoup trop d’honneur aux hydrates de carbone. L’excès de glucides dans nos assiettes est au contraire une véritable catastrophe sanitaire ! Rappelons au passage que la pyramide alimentaire classique provient à l’origine du ministère de l’agriculture américain, lequel était soumis à l’influence des puissants lobbies laitiers et céréaliers Personnellement, ça fait belle lurette que je ne mange quasiment plus de pain ni de pâtes, et que je ne m’en porte pas plus mal.  Je compense par un festin frugal de fruits et de légumes,  dont le profil glucidique et l’effet sur la glycémie sont bien plus intéressants. Pas étonnant que ces deux catégories d’aliments soient aussi des boucliers anticancer !  (lire page 14)

Question encore plus provocante : l’agriculture est-elle vraiment indispensable ? Dans un livre décapant (lire page 48), l’ethnobotaniste François Couplan, par ailleurs collaborateur  ponctuel de BIOINFO, soutient sans ambages que tous les malheurs de l’humanité remontent à la « révolution néolithique », autrement dit  à l’invention des pratiques agricoles. Plus il la domestiquait, plus l’homme s’est éloigné de la nature. Au point d’ignorer qu’il pourrait, aujourd’hui encore, se nourrir essentiellement de plantes sauvages, comme les chasseurs-cueilleurs du paléolithique. Fatale ignorance car, assène François Couplan, « les humains qui meurent de faim le font souvent au milieu d’un garde-manger naturel ». Et de citer l’exemple des Irlandais, décimés au 19ème siècle par la famine, alors que leur île verdoyante regorgeait de nourriture végétale gratuite. Certes, on voit mal les bientôt  dix milliards de Terriens  s’alimentant exclusivement sauvage. Mais à l’heure où les sols monocultivés intensivement manifestent les premiers signes d’agonie, il est bon de se souvenir que le moindre espace vert  peut s’avérer prodigue en trésors comestibles.  C’est rassurant pour demain et ça donne dès maintenant l’envie de biodiversifier son assiette.

 Yves Rasir

 

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