SOMMAIRE

C'est bio la vie - Chouette planète
Biofocus : Muriel Huybrechts
Dossier : formations en médecine
              naturelle
In vino Bio / Cuisine Tonique
Alimentation saine : les leçons
                              d'Okinawa
Qualité Artisanale : la Brasserie
                              de Silenrieux
Zone verte : le WE du réemploi
Eco-astuces : le désencombrement
Batibio : matériaux naturels
Shopping Futé
Option santé : Luminothérapie murale
Florathérapie : Folle avoine
Gemmothérapie : sève de bouleau
Phytothérapie : thé vert
Aromathérapie : lavande aspic
Nutrithérapie : nutriments
                       anti-diabète
Avantage Nature : prévenir la chute
                           des cheveux
Options santé : le tagatose
Santéchos
Biomouvment
Forme/Beauté : Espace Vie
Bien naître : cordon ombilical
Le coup de cœur de Michèle Cédric
Bons bouquins
le billet de Patrick Traube
Extraits choisis : les vaccins
Rencontre : Michèle Stévanovitch
Mieux connaître : l'EFT - Emotional
                          Freedom Technique
Autrement Psy : l'auto louange
Médecine d'aujourd'hui : la dislexie
Autant Prévoir

LIBRE PROPOS

Qui veut la mort des magasins bio ? Récemment, l’Agence belge des médicaments a rédigé un projet d’Arrêté Royal relatif aux médicaments traditionnels à base de plantes. Selon les fonctionnaires qui ont pondu ce texte, l’usage des plantes médicinales ne devrait plus être permis que pour les préparations pharmaceutiques, et plus pour les compléments alimentaires librement vendus dans les herboristeries et les commerces d’alimentation naturelle. Si ce projet passait, les conséquences seraient dramatiques pour de nombreuses entreprises belges actives dans les médecines alternatives. Elles ne pourraient pas répondre aux exigences légales applicables aux médicaments, et seraient bien incapables de financer  le coût énorme des enregistrements (environ 50.000 € par produit). La plupart des magasins bio seraient  également condamnés  à mettre la clef sous le paillasson dès lors que la vente de  suppléments nutritionnels, qui représente aujourd’hui une part substantielle de leur activité, serait  réservée aux seuls pharmaciens. Scénario catastrophe ? Selon nos informations, le projet imaginé au niveau administratif a très peu de chances de  se concrétiser politiquement. Ne fût-ce que parce que la jurisprudence européenne évolue en sens inverse. Il n’empêche que depuis dix ans, le lobby pharmaceutique  rêve de récupérer le monopole commercial sur toute substance à prétention thérapeutique. Et maintenant que de grands firmes multinationales se sont diversifiées dans  la santé naturelle,  ce rêve pourrait facilement devenir réalité. Méfiance et vigilance !

L’inquiétude des détaillants bio est d’autant plus légitime qu’ils font actuellement l’objet  d’une vaste opération de contrôle de la part de l’AFSCA (Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire). De nombreuses boutiques ont en effet reçu la visite d’inspecteurs zélés et souvent extrêmement tatillons. Sous  prétexte que certains emballages ne portaient pas un numéro de notification (ce qui n’est pas obligatoire), ou que des étiquettes faisaient explicitement miroiter des avantages pour le traitement de certaines affections (ce qui est interdit !), ils ont parfois posé des scellés sur des rayons entiers  de produits naturels parfaitement sains, inoffensifs, et bénéfiques. Des plantes utilisées depuis des millénaires, des élixirs floraux,des produits de la ruche, et même des jus de légumes ont ainsi été frappés de prohibition !Certes, l’AFSCA fait son travail et il n’est pas mauvais que le secteur soit contrôlé. Mais entre la précaution et la persécution, il y a une marge que certains sbires ne semblent pas bien saisir.  Je ne serais pas excessivement étonné qu’une telle sévérité  trouve son explication dans des manœuvres occultes, encore une fois inspirées par le secteur pharmaceutique.

Il est vrai que celui-ci a de bonnes raisons de détourner l’attention. Pas une semaine ne passe sans qu’on n’apprenne que tel ou tel médicament est inefficace, dangereux, voire carrément mortel. Selon une récente recherche américaine,les cas d’effets secondaires graves et de décès attribués à des médicaments prescrits ont presque triplé depuis 1998.  Après les statines, ce sont à présent plusieurs antidépresseurs très populaires qui font l’objet de critiques et de mises en garde. Or c’est en toute légalité et parfaite insouciance que les apothicaires délivrent ces redoutables drogues chimiques. Vous avez dit « deux poids, deux mesures » ?

 Yves Rasir

 

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