SOMMAIRE

C'est bio la vie - Chouette planète
Biofocus : Jacques Van Helden
Dossier : l'architecture organique
In vino Bio / Cuisine Tonique
Alimentation saine : les pièges
                              du yaourt
Qualité Artisanale : la Ferme en rose
Zone verte : les chemins de la Pierre
Eco-astuces : les sacs furoshiki
Batibio : meubles Linea Bio
Shopping Futé
Florathérapie : Wild rose
Gemmothérapie : équilibre hormonal
Phytothérapie : Harpagophytum
Aromathérapie : Ylang Ylang
Nutrithérapie : fluor stop ou encore
Avantage Nature : la constipation
Options santé : les vertus de la sieste
Santéchos
Biomouvment
Forme/Beauté : Monbéjan
Bien naître : accouchement provoqué
Le coup de cœur de Michèle Cédric
Bons bouquins
le billet de Patrick Traube
Extraits choisis : les plombages
Rencontre : Esther Perel
Mieux connaître : massage métamorphique
Autrement Psy : l'habitat thérapie
Médecine d'aujourd'hui : les TOC's
Autant Prévoir

LIBRE PROPOS

« Des chercheurs qui cherchent, on en trouve. Des chercheurs qui trouvent, on en cherche. » chantait malicieusement Julos Beaucarne. Au refrain du poète, j’aurais  envie de rajouter que des chercheurs qui cherchent et  trouvent n’importe quoi, ça court les laboratoires ! Tenez : coup sur coup, les fabricants d’OGM ont annoncé l’invention de deux chimères « révolutionnaires » : une carotte dont le calcium serait mieux assimilé par l’organisme, et un oignon qui ne fera plus pleurer les yeux. Vous avez bien lu : après  la tomate extra-ferme et la patate blindée, les brillants bricoleurs de gènes volent au secours de nos tissus osseux et de nos glandes lacrymales.  Franchement, ils n’ont rien d’autre à faire ?  La carotte est déjà une excellente racine de santé, tandis  que le bulbe perd son pouvoir lacrymogène en s’épluchant sous l’eau froide. Et si ça se trouve,  les légumes transgéniques perdront peut-être dans l’aventure un part de leurs vertus anticancer. A ce stade, ce n’est même plus de la science sans conscience. C’est de la science sciemment con.

Dans le genre, des chercheurs japonais viennent également de frapper fort.  D’après leur étude,  les gens utilisant régulièrement  un téléphone portable ne courent pas plus de risque de souffrir d’un tumeur cérébrale. Bonne nouvelle ? Le hic, c’est que ces résultats tranchent  avec ceux d’études précédentes ayant abouti à des conclusions exactement inverses.  La clef du mystère, on la trouve dans le détail de l’étude nippone : la norme  choisie comme point de départ était l’usage du GSM « au moins une fois par semaine pendant six mois ». Vous connaissez, vous, un(e) jeune ado  qui se contente d’un communication hebdomadaire ? C’est ça, l’« usage régulier » du téléphone mobile au pays du soleil levant ?  Soupçonnons plutôt les chercheurs de s’être couchés devant des directives plus  industrielles que scientifiques.

A propos  de science et de  chercheurs,  on est au mois de mars : comme chaque année, un empire  télévisuel va nous inciter lourdement à financer la lutte contre la leucémie.  Je vous le dis tout net : moi, pas un kopek pour ce grand cirque ! Non par égoïsme ou insensibilité, mais pour la bonne et simple raison que la médecine classique est à côté de la plaque. Les personnes atteintes de cette maladie souffrent d’abord et avant tout d’un profond conflit de dévalorisation. Témoignage vécu : il y a deux ans, on a diagnostiqué chez  ma filleule ce qui pouvait être le début d’une forme particulière de leucémie.  Lorsque j’ai pris l’avis d’un médecin « alternatif » de mes connaissances, celui-ci m’a répondu tout de go, sans rien savoir de la situation familiale de la fillette, que ce type d’anomalie sanguine  survenait typiquement chez les enfants dont les parents se séparent douloureusement et se disputent la garde de la progéniture.  En plein dans le mille, docteur ! Comme tout traitement, ma filleule a reçu des paroles rassurantes et déculpabilisantes. Ses paramètre sanguins se sont  normalisés et, à ce jour, les hématomes inquiétants ne sont pas réapparus. En voilà une qui ne fera pas pleurer dans les chaumières via le petit écran. Personnellement, je préfère larmoyer devant de vrais oignons.

 Yves Rasir

 

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