SOMMAIRE

C'est bio la vie - Chouette planète
Biofocus : Biomarché
Dossier : habiter plus vert
In vino Bio / Cuisine Tonique
Alimentation saine : aliments anticancer
Qualité Artisanale : Ferme de
                             la Comogne
Zone verte : promenade verte
Eco-astuces : les microfibres
Batibio : les poèles-chaudières
Shopping Futé
Florathérapie : la clématite
Gemmothérapie : le bourgeon
                           de romarin
Phytothérapie : la marjolaine
Aromathérapie : la vervaine odorante
Nutrithérapie : les Omegas 7
Avantage Nature : les antibiotiques
                           naturels
Options santé : nocif, le soutif ?
                       des alliés pour l'hiver
Santéchos
Forme/Beauté : ateliers So Good
Bien naître : l'accueil du nourrisson
Le coup de cœur de Michèle Cédric
Bons bouquins
le billet de Patrick Traube
Extraits choisis : SIDA de l'échec
                         à l'espoir
Rencontre : Iv Psalti
Mieux connaître : la relaxation
                           coréenne
Autrement Psy : une Vie Autrement
Médecine d'aujourd'hui : la dépression
Coaching pratique
Autant Prévoir

LIBRE PROPOS

Notre petit doigt nous l’avait dit : après son fantastique « Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse », le Dr David Servan-Schreiber n’allait pas en rester là. Quatre ans plus tard, il nous revient avec un formidable « Anticancer, prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles » (*), un livre où il révèle qu’il a lui-même souffert d’une tumeur au cerveau, et dans lequel il explore des voies alternatives de compréhension, d’évitement et de traitement la maladie. Sans risque de se tromper, on peut prédire que le retentissement de cet ouvrage n’aura rien à envier au précédent.

Le succès de ce deuxième bouquin est prévisible parce qu’il met au moins quatre vérités à la portée du grand public : 1) L’épidémie de cancers est liée à la dégradation de l’environnement,  et notamment aux dérives industrielles des pratiques agricoles   ; 2) On peut éviter et même contribuer à soigner le cancer par une meilleure alimentation et un mode vie plus sain ; 3) Il est démontré que des facteurs psychologiques influent sur la genèse et le déroulement de la maladie ; 4) Certaines thérapies non conventionnelles ont fait la preuve de leur efficacité. Car n’en déplaise à des détracteurs stupides qui n’hésitent pas à le traiter d « imposteur » et de « baratineur », David Servan-Schreiber n’affirme rien qui ne soit étayé par des recherches de pointe ayant donné lieu à des publications dans les plus prestigieuses revues scientifiques. Davantage que le récit d’un itinéraire personnel où le neuropsychiatre témoigne de ce qu’il a vécu dans son âme et dans sa chair, « Anticancer » est surtout une enquête sur les derniers développements de la science nutritionnelle et sur les avancées récentes de la médecine « corps-esprit », comme on dit aux Etats-Unis. Vingt-cinq pages de références d’études et de notes bibliographiques, ce n’est pas rien !

Là réside cependant la faille de ce futur best-seller : son auteur arpente des chemins de traverse qui n‘en sont pas moins des sentiers battus. A l’instar du Dr Thierry Janssen, dont « La Solution Intérieure » vient de sortir en poche, DSS ne pousse pas l’audace jusqu’à investiguer aux marges de la médecine. De Groddeck à Moirot et de Hamer à Sabbah, tout un pan de la psychosomatique européenne lui reste donc étranger. C’est très dommage car le cancer est la « mal-a-dit » qui offre la meilleure illustration du génie de la nature : loin d’être un emballement cellulaire anarchique et insensé, le processus tumoral est une création de matière admirablement pilotée par le cerveau inconscient. En dépit des apparences, toute pathologie est d’ailleurs la solution biologique de survie adoptée par un être vivant (végétal ou animal) pour échapper à un trop-plein de stress. Au risque de me répéter, je rappelle que cette « loi d’airain du cancer » a été imparablement vérifiée par la lecture « hamerienne » des scanners cérébraux.

Je formule donc un vœu : que David Servan-Schreiber poursuive sur sa lancée et qu’il se risque, dans un troisième opus, sur des voies parallèles encore moins fréquentées. En écrivant noir sur blanc que le cancer s’accompagne d’un ressenti d’impuissance, qu’il réveille des blessures d’enfance et que de nombreux patients font légitimement le lien entre la maladie et leur vécu émotionnel, le médecin-écrivain a déjà fait plusieurs pas de géant. Il lui reste à chasser ses derniers préjugés ptoléméens pour rejoindre Copernic.

Yves Rasir

(*) www.bio-info.be

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