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« Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose »». Cet adage pseudo-voltairien est devenu la devise des adversaires rabiques des médecines alternatives. Qu’ils soient journalistes ou qu’ils se servent des médias, leur stratégie consiste à répandre la calomnie et le mensonge à défaut d’argumentation honnête. Il y a plusieurs façons de mentir et de désinformer. La première, la plus crapuleuse, est la digne fille de la propagande nazie : plus le mensonge est gros, mieux il passe. Ainsi, ces dernières semaines, un plumitif français est parti en croisade contre la Biologie Totale en faisant croire que son concepteur, le Dr Claude Sabbah, était le tout-puissant gourou d’une « secte inquiétante. » (lire page 57) Pour mettre en scène son enquête bidon, il a filmé une conférence publique en caméra cachée et commenté les images floues comme s’il avait pénétré la réunion secrète de dangereux comploteurs. Un procédé à la fois risible et bête à pleurer.
Mentir par omission est une deuxième tactique courante. Cela consiste à épingler quelques phrases hors contexte et à sucrer toutes les explications, à gommer les nuances, et à faire dire parfois le contraire de ce qui a été dit. C’est encore de cette manière que Claude Sabbah a été traîné dans la boue. L’omission consiste aussi à taire tout ce qui va à l’encontre des préjugés, à évacuer les informations dérangeantes et à négliger les points de vue éloignés de la vulgate. Quel journal, par exemple, vous a relaté qu’une chercheuse canadienne remettait en cause l’utilité de vacciner contre le cancer de l’utérus ? (lire page 40) Davantage peut-être que l’intox, le silence et le tri sélectif des infos sont de redoutables moyens de perpétuer l’ignorance .
Les contre-vérités s’enfantent également par la complaisance journalistique. Dans un magazine belge, j’ai lu récemment la énième interview du sinistre docteur B., grand inquisiteur de la chasse aux médecins non conventionnels et défenseur autoproclamé des « victimes de pratiques illégales ». Ce texte révèle qu’en quinze ans d’existence, l’association fantôme de ce fantoche a recueilli « une centaine de témoignages ». Sous-entendu : c’est vraiment beaucoup. Mais c’est ridiculement peu, au contraire ! Jouissant à l’envi de la caisse de résonance médiatique, le Dr B. aurait dû crouler sous les plaintes si ses hantises correspondaient à la réalité. Et vu le succès populaire des médecines douces, le taux d’insatisfaction devrait logiquement être à la hauteur des prétendues menaces qu’elles représentent. Cette conclusion rationnelle, on l’attend toujours ailleurs qu’ici.
Il y a un an, sous le coup de la colère, je vous annonçais ma riposte : la création d’une ASBL recueillant les récits des patients victimes de la médecine classique. Aujourd’hui, j’ai changé d’avis : plutôt que stigmatiser les échecs des méthodes officielles et alimenter le ressentiment des gens déçus, je préfère mettre en valeur le bonheur des personnes ayant recouru à des médecines différentes. En d’autres termes, faire écho aux expériences heureuses et aux guérisons obtenues par des voies naturelles peu ou pas reconnues, dont évidemment la Biologie Totale. Comment ? Tout simplement par la centralisation des témoignages à nos adresses postales et électroniques habituelles. Ces récits seront rapidement transférés sur notre site internet (*) et chacun pourra ainsi consulter une «banque de données» des réussites thérapeutiques alternatives. Vous jouez avec ? A vos plumes ou à vos claviers !
Yves Rasir
(*) www.bio-info.be