SOMMAIRE

C'est bio la vie - Chouette planète
Biofocus : sauvons le bio
Dossier : une orthodontie différente
In vino Bio / Cuisine Tonique
Alimentation saine : pour chiens
                               et chats
Qualité Artisanale : le Gué
                             de la Bévronne
Eco-astuces : le savon noir
Zone verte : le chanvre en Wallonie
Batibio : les clusters écoconstruction
Shopping Futé
Florathérapie : la centaurée
Gemmothérapie : le bourgeon de cassis
Aromathérapie : la myrrhe
Phytothérapie : la camomille
                        allemande
Nutrithérapie : nutriments pour
                       la prostate
Avantage Nature : l’argousier
Options santé : le cranberry
Forme/Beauté : le Hotstonemassage
Bien naître : régime contre l’autisme?
Médecine d'aujourd'hui : l’allergie
Santéchos
Reportage : constellation familiale
Le coup de cœur de Michèle Cédric
Bons bouquins
le billet de Patrick Traube
Extraits choisis : Guy Corneau
Coaching pratique
Reportage : l’euphonie gestuelle
Mieux connaître : la lecture du pied
Autrement Psy : Traces de Vie
Réflexion faite
Rencontre : Serge Latouche
Autant Prévoir

LIBRE PROPOS

Dans mon quotidien, je lis que le réchauffement climatique aura des conséquences encore plus dramatiques que prévu. Selon un rapport d’experts, d’ici deux décennies, des centaines de millions d’être humains n’auront plus d’eau, tandis que des dizaines de millions d’autres seront chassés de chez eux chaque année par des inondations meurtrières. Et avant la fin du 21 ème siècle, la famine devrait menacer une bonne partie de la population mondiale. Je me réjouis que les gouvernements et les organismes officiels prennent aujourd’hui conscience du désastre annoncé. Mais pourquoi avoir attendu si longtemps avant d’agir ? Ça fait certainement une bonne trentaine d’années que l’écologistes ont lancé l’alerte, et je pourrais retrouver dans mes vieilles collections de « Feuille de chou » ou de « Champ libre » les articles évoquant déjà la fièvre planétaire. Ce fut pareil pour l’amiante bien avant le scandale de l’asbestose, pareil pour le nucléaire bien avant Tchernobyl, pareil pour les pesticides bien avant l’Appel de Paris… le temps s’écoulant entre les premiers signaux de lucidité et les premiers frémissements politiques est insupportablement long.

Ce serait bien qu’on réalise l’ampleur d’une catastrophe à son commencement, et non après des lustres de déni et d’inertie. Les nanotechnologies, par exemple. Aujourd’hui, on n’en dit que monts et merveilles. Et la Wallonie en a fait un levier privilégié de son redressement économique. Mais qui écoute les appels à la méfiance et à la prudence ? Il y a quelques mois, Paul Lannoye organisait une conférence de presse pour évoquer les dangers des nanoparticules, déjà omniprésentes dans notre environnement. Or, hormis celui de BIOINFO, il y avait royalement… deux journalistes face à l’ancien député européen. Dans un prochain numéro, nous ouvrirons donc le dossier noir des nanotechnologies, avec l’espoir que les prédictions pessimistes ne feront pas la manchette des journaux en 2037.

Dans l’immédiat, restons fidèle à notre ligne de conduite, à savoir la mise en valeur des solutions plutôt que la description des problèmes, l’accent sur les alternatives concrètes plutôt que la rumination des inquiétudes, l’exploration de voies de traverse plutôt que les sentiers tracés . La parole surtout aux dissidents de la santé dont le seul tort est d’avoir raison trop tôt ! Dans un dossier qui passionnera les parents, la chirurgienne-dentiste Estelle Vereeck nous explique par exemple combien l’orthodontie dominante se fourvoie en « baguant » tardivement les adolescents pour leur offrir un sourire passe-partout. Agissant sur les vraies causes et intervenant précocement grâce à des appareils amovibles, une autre orthodontie est pourtant en train d’émerger. J’en ai fait l’expérience avec deux de mes enfants, qui ont par bonheur échappé aux carcans métalliques du traitement classique : non seulement la méthode douce se révèle efficace, mais ses résultats seront probablement meilleurs à long terme et son coût final nettement moins élevé que les multi-bagues. Comme beaucoup d’approches naturelles abordées dans nos pages, l’orthodontie fonctionnelle recevra demain la juste reconnaissance de sa prescience.

Yves Rasir

N.B : L’émission de la RTBF évoquée dans notre éditorial précédent a finalement été diffusée le 21 mars. Lire l’article « Réflexion faite » en page 55.

 

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