SOMMAIRE

C'est bio la vie - Chouette planète
Biofocus : biocantines
Dossier : l'habitat durable
In vino Bio/Cuisine Tonique
Alimentation saine : le fonio
Avantage nature : le hoodia
Options santé : le drainage des toxines
Nutrithérapie : Omega 3 et dépression
Gemmothérapie : bourgeons de bouleau
Phytothérapie : la mauve
Aromathérapie : le romarain
Elixirs floraux : en cas de timidité
Shopping Futé - Santéchos
Qualité Artisanale : Ferme Trappistes
Forme/Beauté : l'idogo
Zone verte : les taillis
Batibio : l'eau dans la maison
Bons bouquins /le billet de Julos
Médecine d'aujourd'hui : le cannabis
Autrement Psy : La Liberthèque
Mieux connaître : développ. sensoriel
Autant prévoir - Rencontre
Bien Naître : préparation à la naissance
Extraits choisis : mensonge alimentaire

LIBRE PROPOS

Devinette : quel est le support d’écriture qui se dégrade le moins avec le temps ? Pas le papier bien sûr. Pas le papyrus non plus. Ni le bois ni même la pierre. En fait, il s’agit de l’argile. On a retrouvé des tablettes d’argile remontant à la civilisation sumérienne et qui ont traversé les millénaires pour arriver quasiment intactes jusqu’à nous. Quand je dis ça à des amis informaticiens, ils se marrent : avec l’avènement du DVD et d’Internet, ils sont persuadés que l’humanité a désormais trouvé le moyen de conserver toutes les informations et d’archiver l’ensemble de ses connaissance ad vitam aeternam. Quand je leur rappelle gentiment qu’on a cru ça aussi avec les enregistrements sur bande et les microfilms mais qu’on en est revenu, ils rigolent déjà un peu moins. Et quand je fais observer qu’un super-virus ou une tempête électro-magnétique pourraient effacer en une fraction de seconde toute la mémoire de tous les ordinateurs du monde, je vois bien que les sourires se figent. Tout à coup,  nos matériaux modernes semblent tellement fragiles et vulnérables par rapport à l’indestructible tablette d’argile !

Il en va de même des matériaux de construction. On croit que nos bâtiments contemporains sont plus solides qu’avant mais c’est exactement le contraire.

Prenez les constructions de béton : on s’aperçoit aujourd’hui qu’elles vieillissent rapidement et qu’un vulgaire champignon peut les miner en quelques décennies. Ce qui est dur n’est pas forcément ce qui dure ! D’ailleurs, regardez autour de vous : tel gratte-ciel des années 70 est déjà désossé pour rénovation, tel autre est carrément rasé pour faire place à du neuf. Sans parler des immeubles de logements sociaux qui ont pourri sur pied et qu’il faut maintenant retaper ou rebâtir à grands frais.  L’ère du gaspillage et de la pacotille toucherait-elle à sa fin ? Toujours est-il  que l’habitat écologique a le vent en poupe et que des projets privés prennent aujourd’hui le relais des pouvoirs publics défaillants (lire notre dossier page 6 et suivantes). Beaucoup de gens  semblent avoir pris conscience que les matériaux naturels (bois, pierre, argile…) étaient à tout prendre les meilleurs gages de durabilité !

Et ce qui est vrai pour l’habitat l’est aussi pour les habitants. Nombre d’entre eux ne croient plus au mythe du progrès et à ses prétentions hautement périssables. Ils renouent avec d’antiques sagesses et des savoirs anciens  qui ont fait la preuve de leur pérennité. La médecine hippocratique, par exemple. Celle qui s’appuie sur les forces de la nature pour guérir sans nuire  et ne se fourvoie pas à lutter vainement contre les microbes et les symptômes. Le retour en grâce des plantes , des huiles essentielles, des nutriments naturels ou – encore lui – de l’argile est un signe parmi d’autres  de ce grand retournement thérapeutique. Au mépris de la science ? Non pas. C’est même souvent dans les laboratoires que cette révolution prend corps. Comme on vous le signale en page 56, la baie de sureau noir vient ni plus ni moins d’y étaler son aptitude à déjouer la grippe aviaire….

Yves Rasir

 

 

 

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