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Vous avez entendu parler du « World Jump Day » ? Lancé sur internet, ce défi pour le moins fantasque consiste à mobiliser un maximum de personnes à travers le monde pour qu’elles sautent sur place exactement au même moment. La secousse est censée faire changer le globe d’orbite et enrayer ainsi le réchauffement climatique. Personnellement, j’aime encore bien ce genre de canular où se mélangent un fond de sérieux scientifique et une bonne dose d’excentricité. Mais sauf le respect de ces doux rêveurs, il y a une discipline sportive qui me paraît plus urgente à pratiquer : le grand saut de conscience.
Aux candidats à ce « Big Jump » mental, je propose d’abord d’envisager la possibilité suivante : et si les virus n’étaient pas nos ennemis ? Et si les médecines naturelles avaient raison de les considérer plutôt comme des alliés ? Les maladies virales sont en fait des moments où « la vie ruse » pour nous aider à progresser. Si on les combat systématiquement avec des biocides, on se condamne à rendre plus périlleux ce processus d’évolution. Face à la menace de la grippe aviaire, nous suggérons donc de garder son sang-froid (lire dossier en page 6 et suivantes) et de puiser dans la pharmacie de la nature les meilleurs moyens d’affronter le fléau annoncé (lire notamment nos rubriques « nutrithérapie » et « aromathérapie »)
Prêts pour un second saut ? Trois petites infos suffiront à vous muscler l’esprit. La première, c’est que douze enfants japonais au moins sont morts alors qu’ils étaient traités avec du Tamiflu, ce médicament antiviral que la planète s’arrache (Le Soir du 19 novembre). La seconde, c’est qu’une association européenne d’opposants à la vaccination vient de révéler que le vaccin anti-grippal n’est pas seulement inutile et inefficace : il est probablement la source insoupçonnée d’ennuis cardiaques et de complications pulmonaires ! La troisième, on vous en parle dans notre rubrique Santéchos » (p 52) : des chercheurs scandinaves ont découvert que les maladies infantiles sont excellentes pour la santé. Moins il y a de varicelle ou de rubéole dans l’enfance, plus il y a de pathologies cardiovasculaires à l’âge adulte. Autrement dit, les microbes nous veulent du bien et la médecine pasteurienne nous fait du mal. Il est temps de changer de paradigme. .
En guise de troisième grand bond, je propose de méditer à la fois ce que répète souvent notre collaborateur Olivier Soulier (« L’immunité, c’est notre identité ») et ce que le psychanalyste Tony Anatrella dénonce depuis 20 ans, à savoir que le déni de la différence sexuelle complique chez les jeunes la construction de leur identité. (Lire interview p 46). En écoutant le psy, vous aurez compris que la société actuelle, et singulièrement la Belgique, se prépare une belle pagaille sociale. Et en écoutant le médecin symboliste, vous aurez deviné que cette situation ne restera pas sans conséquences sur le plan sanitaire. Vous aurez toutefois réalisé que le (sur)saut de conscience peut encore nous permettre d’éviter le pire. Avec ou sans grippe aviaire, bonne et heureuse année 2006 !
Yves Rasir